Angela Merkel confondue avec l’épouse d’Emmanuel Macron (vidéo)

11 Novembre, 2018, 19:56 | Auteur: Sue Barrett
  • Donald Trump se moque de la proposition d'Emmanuel Macron

"Le nationalisme en est la trahison", a-t-il expliqué alors que de 72 dirigeants l'écoutaient, au premier rang desquels le président Donald Trump, qui s'attribue lui-même le qualificatif de "nationaliste".

Macron s'était montré conciliant samedi en recevant à l'Élysée Donald Trump, au lendemain d'un tweet très agressif du président américain contre le vœu formé par le président français de voir émerger une "véritable armée européenne".

"Nous avons besoin de plus d'investissements", a encore ajouté M. Macron sans aborder directement la question de la création d'une armée européenne qui a provoqué la colère de M. Trump.

"Durant ces quatre années, l'Europe manqua de se suicider", a poursuivi le chef de l'Etat, qui a rendu hommage à "l'espérance pour laquelle toute une jeunesse accepta de mourir, celle d'un monde enfin rendu à la paix", pour terminer par un plaidoyer pour les institutions internationales, l'Europe d'aujourd'hui et l'ONU.

Quoiqu'il en soit, la tenue de ce sommet revêt une importance toute particulière pour Emmanuel Macron. Lors d'un discours à la Sorbonne l'an dernier, il avait proposé de faire travailler ensemble plusieurs Etats-membres capables d'agir hors des structures existantes de l'Otan ou de l'UE, de manière plus flexible, afin de développer une "culture stratégique partagée" et contribuer à faire émerger l'"autonomie stratégique européenne".

Et après la réponse cinglante du locataire de la Maison Blanche pour qui ce projet est "très insultant" et pour qui "l'Europe devrait d'abord payer sa part à l'Otan". Le déplacement du président à ce mémorial avait été annulé à cause de la météo empêchant l'hélicoptère présidentiel de voler, suscitant de vives critiques aux États-Unis. Very insulting, but perhaps Europe should first pay its fair share of NATO, which the U.S. subsidizes greatly!

Emmanuel Macron pense, tout comme notamment la chancelière allemande Angela Merkel, que l'Europe doit développer l'autonomie de sa défense face au retrait croissant des États-Unis.

Et ce, à quelques heures d'une rencontre à l'Elysée avec son homologue français. "Soyons sans relâche ces femmes et ces hommes de bonne volonté", a lancé le président français.

Sur Europe 1, Emmanuel Macron avait successivement évoqué les menaces pour l'Europe d'intrusions dans le cyberespace, puis le retrait américain annoncé du traité sur les armes nucléaires à portée intermédiaire (INF), conclu à l'époque de la Guerre froide.

A la sortie de cet entretien, la Cadillac de Donald Trump a provoqué un moment de gêne.

Un excès de zèle de Macron de proposer son propre plan de paix entre Israël et les palestiniens, à la place de celui de Trump, ou une déclaration sur Petain, plutôt choquante pour le meilleur allié d'Israël.

Donald Trump a embrayé sur l'amitié des deux hommes et leurs "similarités", puis a dit "apprécier ce que vous dites sur le partage du fardeau du financement de la défense".

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