L’Elysée évoque une "confusion" après la réaction de Trump — Armée européenne

10 Novembre, 2018, 23:36 | Auteur: Lynn Cook
  • Première Guerre mondiale: critiqué pour avoir renoncé la veille, Trump visite un cimetière américain

Au moment de quitter la Maison Blanche, M. Trump avait opté pour un ton nettement plus conciliant en évoquant son week-end parisien à venir. Dans son tweet, le président américain faisait semble-t-il référence aux déclarations mardi d'Emmanuel Macron qui a appelé de ses voeux la création d'une "véritable armée européenne" pour mieux protéger le Vieux Continent. "Le président français Macron vient de suggérer que l'Europe se dote de ses propres forces armées pour se protéger des États-Unis, de la Chine et de la Russie". Très insultant, mais peut-être que l'Europe devrait d'abord payer sa juste part à l'OTAN, que les Etats-Unis subventionnent largement! Le Président "n'a jamais dit qu'il fallait créer une armée européenne contre les Etats-Unis", ajoute-t-on à l'AFP. Donald Trump, qui devait se rendre au cimetière américain de Bois Belleau, dans le département de l'Aisne, à bord de l'hélicoptère présidentiel Marine One, a finalement annulé son déplacement en raison du mauvais temps.

Après la rencontre, la Première dame américaine Melania Trump s'est rendue à son tour à l'Elysée où elle a été accueillie par Brigitte Macron.

"L'acte d'Emmanuel Macron et la venue d'Angela Merkel s'inscrivent dans une volonté de continuité avec ce qui s'était fait dans les années 1960 avec le général de Gaulle et Konrad Adenauer, dans les années 1980 avec Helmut Kohl et François Mitterrand et ce qui a été fait plus récemment avec Angela Merkel et François Hollande ou Nicolas Sarkozy", poursuit Stéphane Le Bras.

Dans la clairière de Rethondes, au nord de Paris, cernée d'arbres aux couleurs d'automne, le président français et la chancelière allemande ont dévoilé une plaque sur le site de la signature de l'armistice mettant fin aux combats de la Grande Guerre, saignée pour l'Europe et le monde avec 18 millions de morts. La portée symbolique est particulièrement forte: c'est la première fois depuis l'après-guerre que le président français et le chef du gouvernement allemand se rencontrent dans ce mémorial.

Pendant la cérémonie, sobre, sans discours et miraculeusement épargnée par la pluie, les deux dirigeants ont déposé une gerbe.

Un internaute a suggéré qu'Emmanuel Macron "préparait les Français pour bientôt filer notre siège permanent au Conseil de sécurité de l'Onu à l'UE", ce qui serait, selon lui, la "plus grande trahison de l'Histoire".

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