Carburant : le gouvernement cherche une sortie de crise

09 Novembre, 2018, 21:56 | Auteur: Ruben Ruiz
  • C’est la première fois qu’Emmanuel Macron répondra à un journaliste radio lors d’une interview. LP  Arnaud Journois

"C'est dire que par ses écrits on n'oubliera jamais ce qu'il s'est passé", a estimé son petit-fils Julien Larere-Genevoix sur France Bleu.

Dans la matinée, sur Europe 1, le chef de l'Etat avait livré quelques pistes: amélioration du chèque énergie, défiscalisation des aides au transport. "Il y a une première réaction qui est là et je souhaite qu'on aille beaucoup plus loin", a expliqué le chef de l'État à propos de la diffusion en octobre d'une vidéo montrant un élève en train de menacer sa professeure avec un pistolet à billes dans un lycée de Créteil. Cette année, le dispositif a été reconduit avec un budget de 3,4 millions d'euros.

Toutefois, le Président veut faire un geste pour les Français les plus modestes.

Depuis mars 2016, la région Hauts-de-France verse une aide d'un montant de 240 euros par an (en quatre fois) aux salariés (du privé ou fonctionnaires) qui n'ont pas d'autre solution que leur véhicule personnel pour se rendre sur leur lieu de travail, soit car ils se trouvent en dehors d'un réseau de transports en commun, soit qu'ils travaillent en horaires décalés. "Les écologistes demandent le doublement immédiat du chèque énergie et de la prime à la conversion auto".

Évoquant le quotidien de ceux qui doivent faire "30 ou 40 kilomètres chaque jour pour aller travailler", il a dit: "Je comprends leur colère, ils se sentent pris au piège et ils considèrent que c'est injuste".

Comme la veille à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle), le chef de l'Etat rencontrera les élus de la Meuse au cours d'un déjeuner républicain, l'occasion d'écouter leurs doléances alors que l'exécutif mène une vaste offensive pour améliorer ses relations avec les collectivités après des mois de froid.

Emmanuel Macron a également annoncé une aide à venir concernant le chauffage. Ce qui ne l'a pas empêché d'annoncer deux mesures en faveur du pouvoir d'achat.

Manifestement en face d'une personne hostile à la présence d'immigrés sur le sol français (comparée à un "cheval de Troie") Emmanuel Macron a poursuivi: "Ceux qui fuient leur pays, parce que c'est leur liberté, il faut les protéger (.) et ceux qui viennent alors qu'ils pourraient vivre librement dans leur pays, on va les raccompagner" (vidéo ci-dessous).

Le gouvernement va augmenter les taxes sur les carburants le 1er janvier 2019.

C'est donc à l'État "de financer les mesures palliatives en termes de pouvoir d'achat".

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