Midterms: l'Amérique aux urnes, deux ans après la victoire de Donald Trump

06 Novembre, 2018, 10:51 | Auteur: Lynn Cook
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Une grande incertitude régnait encore sur le scrutin à quelques heures de l'ouverture des premiers bureaux de vote, mardi à 6h sur la côte est.

"Tout ce que nous avons construit est en jeu demain", a lancé Donald Trump à des milliers de supporters dans l'Indiana, un Etat clé si les républicains veulent conserver le contrôle du Sénat. Si le nom de Donald Trump ne figure sur aucun bulletin de vote, il sera dans tous les esprits, chez ses partisans enthousiastes comme chez ses farouches détracteurs. Mais il martèle que le scrutin sera un référendum sur sa présidence. Si les démocrates obtenaient la majorité à la Chambre des représentants, cela limiterait la liberté d'action du président américain.

Craignant qu'une victoire des démocrates au Congrès ne paralyse ses politiques, le président a jeté toutes ses forces dans la campagne: Cleveland (Ohio), Fort Wayne (Indiana), Cape Girardeau (Missouri), jusqu'au dernier moment, Donald Trump a enchaîné les rassemblements "Make America Great Again". Mais ils parient aussi sur le rejet de Donald Trump, qu'ils sont nombreux à qualifier ouvertement de menteur et de catalyseur des violences racistes et antisémites récentes. Et les enquêtes sont trop serrées dans une vingtaine de circonscriptions pour pouvoir dire avec certitude qui sera le vainqueur, mettent en garde les sondeurs, échaudés par la "surprise" Trump en 2016. Les élections de mi-mandat sont traditionnellement délicates pour le président en place.

Semblant anticiper une possible défaite à la Chambre, il affirme depuis quelques jours qu'il s'est essentiellement concentré sur le Sénat. En revanche, les républicains restent favoris au Sénat, à cause d'une carte qui leur est favorable: sur les 35 sièges en jeu, les trois quarts des sortants sont démocrates, et plusieurs sont en difficulté dans des Etats ruraux.

Plus de 400 batailles électorales pour intégrer la Chambre des représentants, trente-cinq pour le Sénat.

Et Facebook a annoncé avoir bloqué environ 30 comptes, ainsi que 85 comptes sur le réseau de partage de photos Instagram qu'il détient, qui pourraient être liés à des entités étrangères et servir à des ingérences dans les élections américaines.

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