Michel-Édouard Leclerc s'en prend à l'exécutif sur la hausse du carburant

05 Novembre, 2018, 15:35 | Auteur: Aubrey Nash
  • Samedi matin une vingtaine de véhicules patientaient derrière les pompes... Il fallait compter une dizaine de minutes d’attente avant de pouvoir se servir

Toutes les stations-services E. Leclerc en France vont vendre leurs carburants à prix coûtant "jusqu'à la fin novembre", a annoncé lundi novembre sur franceinfo le président directeur-général de l'enseigne, Michel-Edouard Leclerc.

Chez nos confrères de France info, Michel-Edouard Leclerc a jugé " légitime " la grogne des Français.

De son côté, Leclerc a annoncé que "dans un contexte d'augmentation drastique des prix des carburants et fidèle à son combat en faveur du pouvoir d'achat des Français, le Mouvement E.Leclerc a pris la décision de prolonger son offre de carburants à prix coûtant, initialement programmée du 2 au 4 novembre, jusqu'au 30 novembre 2018". "Il faut savoir choisir son camp", analyse le PDG de Leclerc. Celui qui tire la croissance, c'est le consommateur.

" LIRE AUSSI - Carburants: votre ville sera-t-elle touchée par les blocages le 17 novembre? ". Les 689 stations du groupe, qui pratiquaient toutes déjà ce tarif ce week-end, vont prolonger l'effort pendant quatre semaines pour "satisfaire (leurs) clients" mais également pour "envoyer un signal aux pouvoirs publics".

Nombre de stations Leclerc affichaient un litre d'essence sans plomb 95 contenant jusqu'à 10% d'éthanol (SP95-E10), sous les 1,45 euro lundi, selon le site du gouvernement.

Peu après l'annonce de l'opération, le concurrent Carrefour a annoncé le lancement des 'Jours carburants'. "Cette grogne est légitime, on l'entend et il faut y répondre", a-t-il conclu. "Dès aujourd'hui et jusqu'au 17 novembre, Carrefour inaugure les "Jours carburants", une opération inédite par son dispositif et son ampleur dans toutes les stations-service intégrées aux hypermarchés Carrefour", a précisé la société.

Interrogé par l'AFP, Système U a pour sa part fait savoir que chacun de ses exploitants était libre "localement" de vendre leur carburant à prix coûtant ou non, mais qu'il n'existait pas "de mot d'ordre national" sur le sujet.

Dimanche, la secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Emmanuelle Wargon, a assuré qu'il n'y avait "aucun complot du gouvernement contre la voiture" dans une vidéo filmée en mode "selfie" et partagée sur Twitter.

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