Les Calédoniens choisissent la France

05 Novembre, 2018, 10:50 | Auteur: Lynn Cook
  • La Nouvelle-Calédonie porte-avions du Pacifique

Les sondages prédisaient une large victoire du non, dans une fourchette de 63 à 75%. Un taux de participation massif, à 80% a également été enregistré.

À l'occasion, Emmanuel Macron a pris la parole en direct à la télévision. "C'est une marque de confiance pour la République Française, son avenir et ses valeurs", a-t-il lancé dans une allocution exceptionnelle depuis le palais de l'Élysée avant d'inviter "chacun à inscrire la Nouvelle-Calédonie dans la république française et dans le destin océanique et indo-pacifique qui est le sien".

Le Président de la République s'est félicité des résultats du référendum sur l'indépendance en Nouvelle-Calédonie où les électeurs se sont majoritairement prononcés pour qu'elle reste française et a assuré que le gouvernement allait proposer aux forces politiques néo-calédoniennes de se réunir dans un futur proche.

Quelques incidents sont à signaler, plusieurs voitures ayant été brulées, tandis que deux "faits de caillassage" ont été signalés en marge du dépouillement dimanche soir.

Pour autant, François Asselineau a déploré l'impossibilité pour certains électeurs de pouvoir s'exprimer sur le devenir de la Nouvelle-Calédonie: "Il y a quand même 36 000 citoyens français sur place qui ont été privés du droit de vote". Ces derniers avaient été signés après les violences des années 1980, qui avaient culminé avec la prise d'otages et l'assaut de la grotte d'Ouvéa en mai 1988, qui avait fait au total 25 morts.

"Mon choix est un choix pour la France, pour les garanties qu'elle apporte".

Fort de ce résultat supérieur à leurs attentes, les indépendantistes ont aussitôt réaffirmé leur volonté d'aller jusqu'au bout de l'accord de Nouméa (1998) et de demander l'organisation de deux autres référendums dans les quatre ans à venir, comme prévus par l'accord.

Les trois partis loyalistes, très divisés, défendent le maintien au sein de la France. Mais ils entendent continuer à dialoguer avec les Kanak, peuple autochtone du territoire, et l'Etat.

Une partie de la jeunesse kanak, marginalisée, a sombré dans la délinquance.

Les états-majors politiques ont recommandé la discrétion à leurs militants.

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