Washington demande la fin de la guerre au Yémen

03 Novembre, 2018, 19:13 | Auteur: Lynn Cook
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Interrogée également sur l'utilisation d'armes françaises dans le conflit contre la rébellion des houthis du Yémen (au moins 10.000 morts depuis le début du conflit), la ministre a tenu à assurer que "les armes vendues récemment à l'Arabie saoudite ne sont pas utilisées contre les populations civiles".

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a appelé mardi à la fin des hostilités au Yémen, demandant que cessent les frappes aériennes de la coalition menée par l'Arabie saoudite ainsi que les tirs des rebelles Houthis. C'est le souhait exprimé mardi 30 octobre par le secrétaire à la Défense américain James Mattis au sujet de la guerre au Yémen. "Nous avons vendu il y a longtemps des armes à l'Arabie saoudite et aux Émirats Arabes Unis". James Mattis qui a rencontré plusieurs dirigeants arabes le week-end dernier en marge d'une conférence sur la sécurité à Bahreïn, estime que Riyad et Abou Dhabi sont prêts à entamer des discussions. "Le cessez-le-feu doit être basé sur un retrait des rebelles Houthis de la frontière avec l'Arabie Saoudite, puis un arrêt des bombardements de la coalition arabe dirigée par l'Arabie Saoudite et soutenue par les États-Unis", a-t-il précisé.

Washington espère que l'émissaire des Nations unies pour le Yémen, le Britannique Martin Griffiths, pourra ensuite réunir les différentes parties en Suède, pour évoquer notamment la démilitarisation des frontières et la concentration de toutes les armes lourdes sous le contrôle d'observateurs internationaux.

En mars 2015, la coalition sous commandement saoudien est intervenue en soutien des forces loyalistes. En effet, le conflit a fait plusieurs milliers de morts et des millions de Yéménites sont confrontés à des maladies comme le choléra en plus de la famine.

Le Yémen qui endure une guerre génocidaire depuis un peu plus de trois ans représente un véritable bourbier dans lequel l'Arabie Saoudite et son allié stratégique émirati se sont enlisés.

M. Cappelaere a salué les appels récents à la reprise des négociations de paix, mais fait valoir que "mettre fin à la guerre" ne serait "pas suffisant". Ce meurtre, qui a eu lieu au consulat de la pétromonarchie à Istanbul, des mains d'un commando composé de 18 Saoudiens, a davantage fragilisé l'image de l'Arabie Saoudite dans le monde et de son très controversé prince héritier, Mohammed Ben Salman, qui se retrouve aujourd'hui au cœur d'une vive polémique où il est directement accusé d'avoir commandité l'assassinat de l'un de ses plus grands opposants.

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