Des milliers d'employés de Google manifestent à travers le monde — Harcèlement sexuel

03 Novembre, 2018, 03:15 | Auteur: Aubrey Nash
  • Après les révélations de harcèlement sexuel, les employés de Google réagissent

Face à ce mouvement, le PDG a fait savoir dans une déclaration écrite qu'il soutenait les employés qui choisissaient de débrayer.

A Mountain View en Californie, plusieurs centaines de salariés se sont rassemblés dans un espace public de l'entreprise, une banderole affirmant "Not OK Google" en référence à la formule "OK Google" embarquée dans les assistants vocaux personnels.

Par conséquent, plusieurs employés de la firme ont manifesté leur volonté d'organiser une marche pour protester contre le rôle de Google dans cette affaire. Rubin a nié ces allégations. Cette mobilisation est d'autant plus surprenante qu'elle intervient "dans une entreprise qui a longtemps été considérée comme à la pointe en matière d'aide et de soutien aux employés, grâce à de généreux avantages et à une certaine tolérance vis-à-vis des désaccords internes". Intervenant dans le cadre d'une conférence new-yorkaise, Pichai a ajouté: "La colère et la frustration autour de Google, nous la ressentons tous". Chez Google, nous avons mis la barre très haut et clairement nous avons échoué à tenir nos engagements.

Selon lui, Google a "adopté une position très stricte" concernant les comportements inadéquats ces dernières années mais "des moments comme celui-ci montrent que nous ne l'avons pas toujours fait correctement". Et d'annoncer que " des actions concrètes approchent ". D'autres rassemblements ont été organisés à Berlin et Zurich. "Chez Google, on attend de nous qu'on soit exceptionnel, qu'on tienne nos objectifs".

Claire Stapleton, une autre organisatrice, s'est félicitée du succès du mouvement, expliquant que l'idée était née lundi et s'était propagée dans l'entreprise via un groupe de mails réunissant quelque 1.500 personnes.

Le patron de Google Sundar Pichai avait indiqué peu après, sans donner de noms, que le groupe avait renvoyé 48 salariés, dont treize hauts responsables, pour harcèlement sexuel au cours des deux dernières années.

L'article évoquait également le cas de Richard DeVaul, un des dirigeants de X, le prestigieux laboratoire d'Alphabet (la maison mère de Google) chargé des projets "fous " de l'entreprise - X est par exemple à l'origine des Google Car et des Google Glass. DeVaul faisait partie des hauts cadres " protégés " par Google alors que le groupe les savait accusés de harcèlement. D'après le quotidien, il avait fait des avances en 2013 à une femme qui postulait à un emploi au sein du groupe.

Dans le monde entier, des employés de Google ont investi la rue pour manifester leur désaccord avec la politique de leur direction, accusée d'avoir couvert des cas de harcèlement sexuel.

Recommande: