Croissance au ralenti, mais croissance toujours — Facebook

03 Novembre, 2018, 03:56 | Auteur: Aubrey Nash
  • FACEBOOK LE CA DÉÇOIT MAIS LE BÉNÉFICE PLAÎT LE TITRE HÉSITE

Après avoir immédiatement reculé de près de 3 % dans les échanges électroniques à Wall Street immédiatement après la publication des résultats, le titre se reprenait toutefois nettement, avançant de 1,81 % à 148,85 vers 16H40.

Les dirigeants de Facebook avaient averti la veille que les coûts liés à la protection des données personnelles et un ralentissement de l'utilisation des services du réseau social sur ses plus importants marchés publicitaires pèseraient sur les marges bénéficiaires pendant les deux prochaines années au moins. Aux USA, chaque internaute a permis à Facebook d'engranger 27,6 dollars de chiffre d'affaires au troisième trimestre, contre 2,67 dollars pour les personnes vivant dans la région Asie-Pacifique. Le nombre d'utilisateurs quotidiens est aussi en-deça des attentes, à 1,49 milliard contre 1,51 attendu. Le nombre s'est même stabilisé à 185 millions d'tilisateurs fin septembre, soit un niveau similaire à celui du trimestre précédent.

Facebook a dévoilé mardi soir un bénéfice net en croissance de 9% à 5,1 milliards de dollars pour le troisième trimestre 2018, soit 1,76 dollar par action, là où les analystes attendaient en moyenne une trentaine de cents de moins.

Facebook avait connu un coup de tabac boursier dans la foulée de ses résultats trimestriels décevants en juillet, perdant 120 milliards de capitalisation boursière en une seule séance, du jamais vu à Wall Street. Si les "stories", qui contiennent des publicités, marchent très bien sur Instagram et WhatsApp, cela est "plus lent" sur Facebook, a-t-il précisé. Des investissements portant sur des technologies et des recrutements destinés à purger le réseau.

La semaine dernière, il a encore annoncé avoir bloqué une nouvelle campagne "coordonnée" de manipulation politique orchestrée selon lui depuis l'Iran.

Le groupe avait aussi prévenu que ses dépenses en matière de sécurité et de contrôle des contenus allaient peser sur sa rentabilité.

Avant même tous ces scandales, le réseau avait aussi averti dès 2016 que sa croissance exponentielle allait forcément finir par ralentir, notamment parce que le réseau est déjà totalement saturé d'espaces publicitaires. Il est aussi de plus en plus boudé par les plus jeunes. Les gens "aiment de plus en plus" les contenus éphémères, a précisé le patron fondateur, mentionnant aussi le succès de ses messageries Messenger et WhatsApp.

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