L'Otan cherche à apaiser les tensions entre Moscou et Washington — Missiles

02 Novembre, 2018, 09:23 | Auteur: Lynn Cook
  • Un hélicoptère américain de la Navy lors des manoeuvres Trident Juncture 18 de l'Otan au large de la Norvège. Près de Trondheim le 29 octobre 2018

Elles mobilisent depuis la semaine dernière en Norvège plus de troupes, de matériels, de navires et d'avions que ce qui avait été fait par l'Alliance atlantique depuis la fin de la Guerre froide et le ton monte avec la Russie. "Nous avons reçu notification la semaine dernière de projets russes de tests de missiles au large des côtes ici", a déclaré ce mardi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, en visite dans l'ouest de la Norvège où se déroule "Trident Juncture 18". 50 000 soldats, 65 navires et 250 aéronefs réunis.

"Malgré des tentatives assez maladroites de la part des représentants de l'Alliance et des États-membres visant à présenter cette activité militaire comme défensive, il est évident que cette démonstration de force est de nature clairement antirusse", s'est insurgée la diplomatie russe.

"Nous allons évidemment suivre de près ce que fait la Russie, mais les forces russes opèrent dans les eaux internationales, et elles nous ont notifié par les canaux habituels", a indiqué M. Stoltenberg.

"J'attends de la Russie qu'elle se comporte de manière professionnelle", a-t-il ajouté.

Selon la presse norvégienne, Avinor, l'entreprise chargée d'opérer les aéroports norvégiens, a été informée par les autorités aéronautiques russes d'un test de missile qui doit avoir lieu entre le 1er et le 3 novembre.

Un porte-parole d'Avinor, Erik Lødding, a indiqué que ce genre de notifications en pleine zone d'exercice n'était à sa connaissance "pas très fréquent" mais qu'un Notam en soi "n'a rien de dramatique".

"L'Otan a " exhorté " mercredi la Russie à respecter le traité conclu en 1987 sur les armes nucléaires après la menace des Etats-Unis de le dénoncer et a averti Moscou au cours d'une réunion de concertation à Bruxelles de sa " détermination à assurer sa sécurité ".

"Ce serait risquer l'escalade que de nous laisser gagner par l'irritation", a déclaré son ministre de la Défense, Frank Bakke-Jensen, à quelques journalistes. Pour le secrétaire général de l'Otan il ne faut y voir aucun lien avec les tensions concernant la Russie. "Nous ne voulons pas d'une nouvelle course à l'armement, nous ne voulons pas d'une nouvelle guerre froide", précise le responsable norvégien.

Si elle s'offusque, la Russie étale également sa puissance militaire.

Des manœuvres de grande ampleur qui visent aussi à répondre à l'impressionnant exercice russe du mois dernier dans son extrême-Orient.

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