Du nouveau dans l’affaire Khashoggi

01 Novembre, 2018, 17:21 | Auteur: Lynn Cook
  • Du nouveau dans l’affaire Khashoggi

L'annonce a été faite suite au départ du procureur saoudien Saoud ben Abdallah Al-Muajab après une visite de deux jours en Turquie pendant laquelle aucune avancée n'a été enregistrée.

Où peut bien se trouver le corps?

Cela explique pourquoi le bureau du procureur s'est senti " obligé " de partager certains éléments obtenus lors de l'enquête, précise-t-on.

"Conformément à un plan prémédité, la victime Jamal Khashoggi a été étranglée à mort dès son entrée au consulat", poursuit le texte.

La Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme a souhaité mardi que des experts internationaux participent à l'enquête sur le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi et il a demandé à l'Arabie saoudite de révéler l'endroit où se trouve le corps.

La Turquie réclame l'extradition des 18 suspects arrêtés par l'Arabie saoudite en lien avec cette affaire. Cet assassinat a donc bien été prémédité selon le procureur en chef d'Istanbul. Quatre semaines après sa disparition, son corps n'a toujours pas été retrouvé.

Rappelons que l'Arabie Saoudite a finalement admis, samedi 20 octobre, que Jamal Khashoggi a été tué au consulat saoudien d'Istanbul, selon l'agence de presse saoudienne SPA.

Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été tué par " strangulation " au consulat de son pays à Istanbul, le 2 octobre, a affirmé mercredi le parquet turc dans un communiqué.

Plusieurs responsables et médias turcs ont directement incriminé le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dit MBS, dans ce meurtre alors que Riyad s'efforce de le dédouaner en insistant sur ce caractère " non autorisé " de l'opération.

Selon les médias turcs, le corps de Jamal Khashoggi a été démembré par des agents dépêchés par Ryad qui l'ont tué au consulat. "Parce que le procureur travaille pour sauver le prince héritier (saoudien) en manipulant cette enquête au lieu de faire la lumière sur ce meurtre", écrit M. Selvi dans le quotidien Hurriyet. Interrogé sur RTL mercredi matin, le ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, a de son côté regretté que l'enquête n'avance pas assez vite.

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