Un acte "isolé" et "artisanal", selon les autorités — Attentat de Tunis

31 Octobre, 2018, 11:48 | Auteur: Lynn Cook
  • Un acte

La vie est revenue à la normale sur l'avenue Bourguiba, hormis une présence policière renforcée sur cette artère déjà très surveillée habituellement, où se trouvent le ministère de l'Intérieur, l'ambassade de France ou encore de la cathédrale de Tunis.

L'Algérie a condamné, ce mardi 30 octobre, "avec force" par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Cherif, l'attentat-suicide qui a ciblé, lundi 29 octobre, une voiture de la police tunisienne sur l'avenue Habib Bourguiba à Tunis.

Un attentat qui avait succédé à l'attaque terroriste dans une station balnéaire près de Sousse et celle du musée du Bardo dans la capitale tunisienne, la même année.

Les services municipaux nettoyaient au karcher la zone où la jeune femme a déclenché sa charge, tandis que touristes et travailleurs arpentaient l'avenue où les nombreux cafés ont rouvert.

Aucune arrestation n'a encore eu lieu dans le cadre de l'enquête, a de son côté affirmé le porte-parole du pôle antiterroriste, Sofiène Sliti. Selon des médias tunisiens, elle n'avait jamais trouvé d'emploi dans ce secteur, mais travaillait parfois comme bergère pour aider sa famille.

Le chômage touche quasiment un tiers des jeunes diplômés en Tunisie, où l'économie reste verrouillée, huit ans après la révolution.

Les forces de sécurité tunisiennes sont régulièrement frappées par des groupes djihadistes armés opérant notamment dans les zones montagneuses à la frontière de l'Algérie.

Ultime rescapée du Printemps arabe de 2011, la Tunisie s'apprête à vivre des échéances électorales cruciales l'an prochain (présidentielle et législatives).

Cette attaque "nous rappelle que nous avons d'autres problèmes en Tunisie" que cette course au pouvoir, a réagi lundi le chef de l'Etat, 91 ans.

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