Qui est la nouvelle première dame du Brésil — Michelle Bolsonaro

31 Octobre, 2018, 08:52 | Auteur: Lynn Cook
  • L'usine de sucre de Sao Martinho à Pradopolis au Brésil le 13 septembre 2018

"Ce qu'on peut craindre, ce sont des violences dans les semaines à venir, des manifestations pour la démocratie, contre Bolsonaro, donc la situation politique risque d'être encore très tendue au Brésil", a estimé Sébastien Velut, directeur de l'institut des Hautes études sur l'Amérique Latine, lundi 29 octobre sur franceinfo, après la victoire du candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro dimanche à la présidentielle. "Cette campagne a été différente, on n'a quasiment pas entendu les propositions des candidats".

Michelle de Paula Firmo Reinaldo, Brésilienne de 36 ans, et Jair Bolsonaro, de 27 ans son aîné, se sont rencontrés en 2007 au Parlement, où il était député et elle travaillait comme secrétaire.

Marcos Kotait, un publicitaire de 40 ans, a été parmi les premiers à voter à Sao Paulo. "Je n'ai jamais vécu une élection aussi polarisée".

À Rio, Elias Chaim, un étudiant en ingénierie de 23 ans, est arrivé plein de doutes dans son bureau de vote de Copacabana.

L'ex-conseiller en communication de Donald Trump a souligné les similitudes entre le nouveau président brésilien et son homologue américain.

Catholique défenseur de la famille traditionnelle, il a reçu le soutien crucial des puissantes églises évangéliques et a indigné, par ses déclarations outrancières, une bonne partie des Noirs, des femmes et des membres de la communauté LGBT.

À Brasilia, Luisa Rodrigues Santana, étudiante en audiovisuel, vient de voter pour Haddad car "si Bolsonaro est élu, cela va libérer toute cette haine accumulée chez tout le monde". Les Brésiliens flirtent-ils vraiment désormais avec la dictature?

"Mais je ne suis pas prêt à payer pour en avoir la preuve" a ajouté M. Goldman, annonçant qu'il allait voter pour Haddad.

Fernando Haddad, candidat de gauche malheureux a demandé que ses " 45 millions d'électeurs soient respectés ", après l'élection de Jair Bolsonaro, qui avait promis à ses opposants " la prison ou l'exil ".

Pour Marcio Coimbra, de l'Université presbytérienne Mackenzie, le Brésil a des garde-fous solides avec "un parquet fort, une Cour suprême forte et un Congrès qui fonctionne".

Haddad, qui avait remplacé l'ex-président Lula, emprisonné et rendu inéligible alors qu'il voulait se présenter à un troisième mandat, n'a pas davantage parlé de son mentor lors de son discours.

Recommande: