Ascoval : Bertrand réaffirme son soutien à Altifort

30 Octobre, 2018, 13:44 | Auteur: Aubrey Nash
  • Ascoval : une visite ministérielle dans les prochains jours à l'aciérie de Saint-Saulve

La secrétaire d'État auprès du ministre de l'Economie, Agnès Pannier-Runacher, et son cabinet ont rencontré des représentants de Vallourec (principal actionnaire d'Ascoval), le président et les administrateurs judiciaires d'Ascoval, les dirigeants d'Altifort et Secafi, le conseil mandaté par le comité d'entreprise de l'aciérie Ascoval, a-t-il précisé.

La chambre commerciale du tribunal a décidé un renvoi au 7 novembre.

Devant le site de Vallourec, vendredi matin, Cédric Henry, délégué FO de la tuberie d'Aulnoye-Aymeries (220 salariés), se disait "solidaire" de ses camarades d'Ascoval.

"Altifort et Vallourec, je souhaite qu'ils nous présentent des éléments d'évolution de leur plan (.) Notre responsabilité, c'est de trouver la meilleure équation de sortie", a-t-elle déclaré, espérant que le tribunal de grande instance de Strasbourg, qui doit statuer mercredi, prenne quelques jours pour rendre sa décision.

Se battre, cela veut donc dire maintenant s'en prendre à Vallourec avec les moyens dont ils disposent, et en finir avec leur attitude de salariés gentils et consciencieux, qui pouvaient d'autant moins imaginer qu'on les abandonnerait qu'ils avaient toujours fait preuve de conscience professionnelle et d'abnégation.

"Une nouvelle réunion va être convoquée dans les prochains jours", a abondé Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement. Mais les dernières déclarations de M. Le Maire "semblent montrer que l'Etat est en train de changer sa position". Selon ellle, Ascoval est l'aciérie "la plus moderne" de France, "dotée d'une main-d'œuvre expérimentée et répondant aux besoins croissants d'acier et aux enjeux environnementaux par la valorisation de la ferraille".

Le groupe Altifort a fait "une offre ferme" en s'engageant à investir 140 millions d'euros, à maintenir les 281 emplois d'Ascoval et à en créer 133 nouveaux.

Des salariés d'Ascoval de Saint-Saulve (Nord), en redressement judiciaire, bloquaient vendredi matin toutes les entrées du site de Vallourec, actionnaire de l'aciérie, à Aulnoye-Aymeries, près de Maubeuge, pour faire pression sur le gouvernement qui réunit dans la journée à Bercy les acteurs du dossier. Asco Industries a été placé en liquidation en février et depuis, l'aciérie attend un repreneur. Mais, en contrepartie, l'entreprise a demandé à Vallourec le maintien du volume de commandes et des prix pendant les 18 mois suivant la reprise. Le groupe a affirmé lundi dans un communiqué que le soutien demandé par Altifort, qu'il chiffre à 51 millions d'euros, serait " contraire à la préservation des intérêts du groupe ".

Un autre candidat repreneur, le groupe iranien Boost, n'a remis qu'une lettre d'intention au TGI, tout comme un industriel valenciennois, Pascal Cochez.

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