Patients et médecins alertent sur la pénurie de certains médicaments

29 Octobre, 2018, 21:10 | Auteur: Jonathan Ford
  • 530 médicaments et vaccins sont pratiquement introuvables aujourd’hui dans les pharmacies. LP  Delphine Goldsztejn

La rupture de stocks est prévue jusqu'en mars 2019, du fait de la fermeture de l'usine américaine produisant le médicament pour une mise aux normes. Dans une tribune publiée ce lundi dans Le Parisien, des patients, notamment le collectif Parkinson, et plusieurs neurologues poussent un cri d'alarme pour dénoncer la pénurie de certains médicaments.

Selon l'agence du médicament ASNM, il s'agit de "la plus longue rupture qu'on ait pu avoir pour le Parkinson". Et il semble qu'il va falloir s'habituer à vivre, ou plutôt à survivre pour certains malades, avec cette pénurie: en dix ans, les cas de signalements pour rupture de stock ou tension d'approvisionnement ont été multipliés par plus de dix, passant de 44 en 2008 à 530 en 2017. "Outre la gravité médicale, l'absence de ce traitement plonge le malade dans une détresse physique et morale terrible", précise-t-elle. Une situation qui concerne des anticancéreux, des antiépileptiques, des médicaments pour les malades de Parkinson, les vaccins BCG ou encore certains antibiotiques.

Les pouvoirs publics "impuissants".

" Il y a urgence à mettre le réel en cohérence avec les ambitions affichées". "Elles subissent en plus depuis quelques mois des ruptures graves dans l'approvisionnement de médicaments qui leur sont indispensables et dont ils ne peuvent pas se passer".

" Les malades doivent se contenter des miettes que les laboratoires veulent bien accorder". L'agence de sécurité du médicament (ANSM) conseille aux médecins de préférer des médicaments de substitution lorsque c'est possible.

Créée à l'initiative du groupe Les Indépendants - République et territoires, la mission d'information s'était constituée fin juin en partant du constat que la pénurie de médicaments et de vaccins en France se développe dangereusement. Face à ces multiples pénuries, le ministère de la Santé rappelle aux patients qu'il est fortement déconseillé de se fournir sur Internet, où le risque de tomber sur des produits à l'origine douteuse est grand.

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