Manger bio réduirait les risques de 25% — Cancer

23 Octobre, 2018, 14:27 | Auteur: Jonathan Ford
  • Les consommateurs d'aliments bio seraient moins touchés par le cancer, selon une étude

Voici une excellente nouvelle pour le secteur du bio. La première est la présence plus importante de pesticides dans les aliments issus de l'agriculture conventionnelle.

Partant de ces deux constats, les chercheurs ont émis l'hypothèse que les consommateurs de produits bio étant moins exposés aux résidus de pesticides, ils devraient également avoir moins de chance de développer un cancer.

Un risque réduit de 25 %

. Dans une étude publiée ce lundi dans la revue JAMA Internal Medicine, et dévoilée par Le Monde, des chercheurs du Centre de recherche en épidémiologie et statistiques de Paris révèlent que la consommation d'aliments issus de l'agriculture biologique réduit les risques de cancer. La baisse est même de 34% pour les cancers du sein chez les femmes ménopausées, et de 76% pour les lymphomes.

Pour arriver à ce résultat, Julie Guyot et Emmanuelle Kesse-Guyot ont suivi de 2009 à 2016 les habitudes alimentaires de près de 70 000 personnes, dont une majorité de femmes, classés en quatre grands groupes selon la fréquence de leur alimentation bio.

Les conclusions de cette étude doivent être confirmées par d'autres investigations conduites sur d'autres populations d'étude, dans différents contextes. Car comme l'ont déjà prouvé des études antérieures, les consommateurs d'aliments bio ont en moyenne une alimentation plus saine, fument moins, pratiquent plus régulièrement de l'exercice physique ou encore appartiennent à des catégories sociales plus élevées que la moyenne. Autre explication possible: des teneurs potentiellement plus élevées en certains micronutriments (antioxydants caroténoïdes, polyphénols, vitamine C ou profils d'acides gras plus bénéfiques) dans les aliments bio.

"Il faut maintenant que l'État développe une politique d'accès à l'alimentation biologique pour tou·te·s et un soutien encore accru à l'agriculture biologique nationale comme un levier important d'une vraie politique de prévention du cancer qui permettrait sans doute d'éviter des dizaines de milliers de cas de cette terrible maladie qui touche 400000 nouveaux malades tous les ans", suggère François Veillerette.

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