La vaccination des personnes à risque et des soignants encore insuffisante — Grippe

21 Octobre, 2018, 12:49 | Auteur: Jonathan Ford
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En effet, les femmes enceintes, les personnes obèses et l'entourage des nourrissons âgés de moins de 6 mois à risque de grippe grave ne recevaient pas de bon de prise en charge du vaccin contre la grippe, ce qui générait souvent questionnements et difficultés pour se faire vacciner, avec la nécessité d'un rendez vous chez le médecin ou la sage-femme pour une prescription médicale. Le vaccin reste intégralement remboursé pour les personnes fragiles.

Moins de la moitié sont vaccinées (45,6% en 2017-18), loin des recommandations de l'OMS (75%). Globalement 26% des professionnels de santé sont vaccinés, selon le ministère.

Une charte a été signée avec sept ordres professionnels (médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, pédicures-podologues, sage-femmes, pharmaciens et chirurgiens-dentistes) pour inciter chacun à sauter le pas. En se rapprochant de la saison hivernale, la campagne est pleinement positionnée pour jouer son rôle d'alerte.

La vaccination contre la grippe saisonnière est recommandée pour les personnes de plus de 65 ans, les femmes enceintes et les personnes souffrant de certaines infections chroniques. Sur les 3.000 cas graves admis en réanimation, 81% faisaient partie de cette population à risque, dont plus des deux-tiers n'étaient pourtant pas vaccinés.

Ces personnes à risque paient chaque année un lourd tribut: sur les 13.000 morts attribuées à la grippe la dernière saison, 85% sont survenues chez des personnes âgées de plus de 75 ans.

La grippe encombre chaque année les urgences, déjà sous pression, a souligné la ministre. "Tous les ans, nous sommes effondrés de voir des personnes âgées attendre sur des brancards", a déploré la ministre de la Santé.

" LIRE AUSSI - Rhume ou grippe: comment faire la différence? ". Selon les estimations, la vaccination contre la grippe permet d'éviter 2000 décès chaque année mais un taux de vaccination de 65% permettrait de sauver 2500 vies supplémentaires. En cette rentrée, les vaccins seront pour l'essentiel quadrivalents, avec deux virus A et de deux virus B, en accord avec les recommandations de l'OMS. Dans quatre régions (Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie), des pharmaciens volontaires peuvent aussi vacciner. Cette possibilité sera étendue à toute la France dès 2019. Cela est bien entendu faux: le vaccin peut, au pire, occasionner une douleur au point de piqûre et un mal de tête temporaire.

La campagne d'information 2018 vise à présenter la vaccination contre la grippe, premier geste de protection pour les personnes fragiles, comme une habitude à prendre. L'Agence nationale du médicament s'est exprimée sur le sujet en novembre 2016, et a rappelé que "ces médicaments homéopathiques ne peuvent être considérés comme des vaccins et se prévaloir de la désignation de " vaccins homéopathiques ".

"Il n'y a pas de vaccin homéopathique, je m'insurge", a pour sa part martelé la présidente de l'Ordre des pharmaciens Carine Wolf-Thal.

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