Les retrouvailles des fans avec Johnny Hallyday, dix mois après — Album posthume

20 Octobre, 2018, 14:54 | Auteur: Lynn Cook
  • L'album posthume de Johnny dévoilé dans quelques heures sera-t-il le plus vendu de sa carrière

Le 51e et ultime disque du Taulier est enfin sorti. Vendredi, à 0 h 01, Mon pays, c'est l'amour a été officiellement mis en vente chez les disquaires.

Le tout premier clip de l'album, qui est une de ses chansons phares, "J'en parlerai au diable", a également été dévoilé. Dans cette vidéo filmée en noir et blanc aux États-Unis, on aperçoit Johnny au milieu de grosses cylindrées. Rien dans la voix et la musique de Johnny Hallyday ne trahit la maladie qui a terrassé la star le 5 décembre dernier.

La sortie de l'opus s'accompagne d'une opération marketing bien préparée et qui porte ses fruits. Même aux plus durs de ses fans. "On espère en vendre le maximum", a déclaré son patron Thierry Chassagne lundi lors de la présentation du disque.

"Je n'ai pas épousé un homme ordinaire, je n'ai pas un destin ordinaire", répète à la fois sur TF1 et RTL Laeticia Hallyday.

"C'est un retour très compliqué pour nous".

Tous les exemplaires ont ainsi été fabriqués dans une seule usine, en Italie, et entreposés en hauteur sous le nom de code "JPS Elektra" (référence à Jean-Philippe Smet et à un label de Warner). Des mesures de confidentialité drastiques ont été prises pour éviter les fuites sur cet album, le plus attendu de l'année en France. Ce disque n'est pas celui de quelqu'un de malade mais celui d'un mec qui veut faire une tournée, d'un battant.

Ce titre, ce clip, ce texte, recèle de nombreux symboles: bandana sur le crâne, lunettes noires sur le nez, installé à califourchon sur la selle de sa vieille Harley, Johnny sillonne celle qui raconte autant sa vie que la culture populaire américaine des sixties ou des seventies, celle-là même qui a fait sa vie, son œuvre: la Route 66. Les pieds tapent en rythme, les doigts chargés de bagues à tête de mort feuillettent la pochette de l'album. Un testament sonore, donc, et visuel qui, assurément, serrera quelques gorges et tirera quelques larmes. Sincères. "Dans cet album, il y a tout ce qu'aimait Johnny: le rockabilly, la country, des ballades..." Je sais qu'il n'y en aura pas d'autre. "Mais ceux qui aimaient Hallyday, il n'y en a pas un, ou une, qui est déçu (e) parce qu'il a fait", affirme Bernard Tapie. "Il va me manquer quelque chose dans ma vie..."

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