Brexit: "face-à-face" entre Dominic Raab et Michel Barnier à Bruxelles

15 Octobre, 2018, 08:24 | Auteur: Lynn Cook
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"A l'approche d'un nouveau sommet crucial des dirigeants européens la semaine prochaine, nous voilà tout à coup noyés sous un tourbillon de rumeurs et d'affirmations au sujet d'accords secrets qui sont en train d'être concoctés entre l'UE et le Royaume-Uni" ironise de son côté la journaliste de la BBC Katya Adler. On a pu croire un temps les rumeurs d'accord apparues en milieu d'après-midi lorsque le ministère chargé de négocier la sortie de l'UE a publié une déclaration faisant état d'un déplacement non programmé du secrétaire d'Etat au Brexit, Dominic Raab, dans la capitale belge. Pour dissiper les inquiétudes, une prolongation de la période de transition post-Brexit, pendant laquelle le Royaume-Uni restera dans le marché unique et l'union douanière, a, selon plusieurs médias britanniques, été discutée à la table des négociations.

Les négociateurs du Brexit sont parvenus à un accord sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, rapporte ce dimanche le site d'information Politico, citant trois diplomates de l'UE. La solution européenne maintiendrait l'Irlande du Nord dans l'union douanière et la province britannique continuerait à être alignée sur les règles du marché unique européen.

L'ancien ministre chargé du Brexit, David Davis, qui avait lui-même démissionné en juillet, a appelé les membres du gouvernement à "exercer leur autorité collective" face aux "défauts fondamentaux" de la stratégie de la Première ministre, dans une tribune parue dans le Sunday Times. La prolonger alourdirait la facture du divorce à régler par Londres, ont déjà mis en garde des élus eurosceptiques du Parti conservateur britannique.

Le chef de la diplomatie britannique, Jeremy Hunt, a quant à lui volé au secours de celle-ci, jugeant qu'il " n'y a personne d'autre que Theresa May qui soit en mesure de mieux négocier le bon accord " pour le Royaume-Uni.

La Première ministre britannique aurait réuni jeudi soir son cabinet restreint pour le tenir au courant de l'avancée positive des négociations qui seraient proches d'une percée, selon le Financial Times.

Mais pour Bruxelles, exclure une frontière physique sur l'île d'Irlande revient à déplacer la frontière, et les contrôles administratifs qui vont avec. entre l'Irlande du Nord et la Grande-Bretagne. Pour maintenir la fluidité des échanges entre les deux Irlande, Theresa May propose de laisser en attendant le Royaume-Uni dans une union douanière avec l'UE. Mais au sein de son parti conservateur, cette option a été balayée par les eurosceptiques, qui craignent qu'elle ne devienne permanente et n'empêche la conclusion d'accords commerciaux avec des pays tiers.

Le plus épineux porte donc sur la "clause de sauvegarde" (backstop en anglais) censée empêcher l'instauration d'une "frontière dure" entre l'Irlande du Nord et l'Irlande.

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