Mélenchon: Macron est "l'ennemi de la francophonie" en soutenant la candidate rwandaise

14 Octobre, 2018, 17:11 | Auteur: Sue Barrett
  • Béji Caïd Essebsi participe au Sommet de la Francophonie à Erevan(Arménie) les 11 et 12 octobre

Macron participera jeudi matin à l'ouverture du 17e Sommet de la Francophonie, qui doit réunir une cinquantaine de dirigeants dont le Canadien Justin Trudeau, le Belge Charles Michel ou les présidents sénégalais, tchadien et libanais. Notre communauté sort de la rencontre de Erevan renforcée, renforcée et même tous les sujets dont on nous dit qu'ils fâcheraient n'ont pas fâchés. Hommage lui sera rendu jeudi soir au cours d'un concert.

L'enjeu principal de ce sommet est la nomination, vendredi, du nouveau secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), un poste pour lequel sont en concurrence deux femmes: la sortante canadienne Michaëlle Jean et la Rwandaise Louise Mushikiwabo, donnée favorite car soutenue par l'Union africaine et la France.

Une poignée de main entre la nouvelle et l'ancienne secrétaire générale de l'OIF, respectivement Louise Mushikiwabo (à droite) et Michaëlle Jean (à gauche).

Le Souverain a, dans ce message, assuré Mme Mushikiwabo du soutien du Royaume du Maroc et de son engagement à œuvrer avec les autres pays membres de cette organisation à la réalisation de ses nobles objectifs, de manière à faire de l'espace francophone "une zone de paix, de solidarité et de progrès".

27 des 54 membres de l'OIF se trouvent en Afrique. " La francophonie doit être le lieu du ressaisissement contemporain", a lancé le président français dans un discours aux accents lyriques de plus d'une demi-heure, évoquant tout autant, comme fin septembre devant l'Assemblée générale de l'ONU, la crise du multilatéralisme, le basculement de l'ordre international créé après la seconde guerre mondiale, la montée des populismes et des nationalismes.

"De son côté, face à la désignation annoncée de Louise Mushikiwabo, Alex Kipré, écrivain et éditeur ivoirien, journaliste au quotidien gouvernemental Fraternité Matin, a " déploré que cela soit encore l'extérieur qui (nous) dicte nos lois ".

Cette offensive diplomatique a eu raison des sévères critiques que la candidature du Rwanda avait suscitées, d'abord sur les droits de l'Homme.

Sur la langue ensuite: le Rwanda a remplacé en 2008 le Français par l'Anglais en tant que langue obligatoire à l'école, avant de rejoindre le Commonwealth un an plus tard. C'est d'ailleurs en anglais que le président rwandais Paul Kagame avait annoncé la candidature de sa ministre.

"À ce titre, indique-t-il, les 84 pays de la Francophonie doivent " s'emparer de ce combat essentiel qui est celui des auteurs et du parcours entre les langues ".

L'éducation des jeunes, enfants et surtout les filles, le développement du numérique, le renforcement de la place de la langue française sur l'internet et la mise en place d'un congrès des écrivains de la langue française sont pour Emmanuel Macron, les combats que les pays membres de la francophonie se doivent de mener ensemble.

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