Plusieurs enquêtes ouvertes après la diffusion d'images montrant un homme à l'agonie

11 Octobre, 2018, 15:38 | Auteur: Lynn Cook
  • Illustration pompiers

"Il est aujourd'hui souhaitable que les responsabilités pénales de ceux qui ont fabriqué, transporté et diffusé ces images violentes (au sein de la préfecture de police comme au sein de l'hôpital ou sur les réseaux sociaux) soient établies", poursuit l'avocat. La justice et l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) ont été saisies après la diffusion de vidéos montrant un homme empalé sur un poteau de trottoir. Sur la première, on assiste à la chute d'un homme, depuis un immeuble, qui vient s'empaler sur un potelet de trottoir.

Le drame s'est produit le 27 septembre dans le 17ème arrondissement de Paris. La victime a été transportée à l'hôpital où elle est décédée des suites de ses blessures.

Derrière le contenu, reste à savoir d'où viennent ces images, qui les a diffusées.

Au lendemain de la diffusion de ces images sur le réseau social, le parquet de Paris a ouvert, mercredi 3 octobre, une enquête pour "violation du secret professionnel", a-t-on appris de source judiciaire.

Les images sont accompagnées des commentaires de l'homme qui les filme.

Une deuxième enquête a été ouverte à l'encontre des hôpitaux de Paris pour une seconde vidéo tournée en salle d'opération. Le journal souligne que le logo de la préfecture de police (PP) apparaît à gauche de l'écran. "Un sapeur-pompier retire le poteau et l'exhibe devant (au moins) deux téléphones en mode caméra et plusieurs personnes qui s'exclament bruyamment". Et d'ajouter en ricanant: "C'est bon, il est sauvé, du coup!". Toujours selon Libération, il semblerait que la vidéo ait été tournée à l'hôpital Beaujon à Clichy dans les Hauts-de-Seine. Contactée par RTL, la mère de la victime s'est dit écoeurée par la diffusion de ces vidéos. L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) confirme que des images ont été tournées dans un de ses établissements, mais là encore, le "no comment" est de mise.

L'enquête interne qui visait à "lever les doutes sur une éventuelle implication de (ses) agents" est à présent "finalisée", a indiqué le groupe hospitalier à l'AFP jeudi, ajoutant que "les témoignages des personnels présents ont été recueillis et transmis aux autorités".

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