Pamela Anderson en cage pour dénoncer les souffrances animales

11 Octobre, 2018, 20:05 | Auteur: Sue Barrett
  • Pamela Anderson et Yannick Jadot se mettent en cage pour dénoncer les souffrances animales

" Je vis en France depuis peu mais la défense des animaux me touche partout où je suis", a expliqué Pamela Anderson, place de la République à Paris". "C'est inhumain. Je ne comprends pas comment des humains peuvent être aussi cruels", a rajouté la chérie du footballeur Adil Rami.

Face à une trentaine de personnes, Pamela Anderson, en robe à fines rayures bleues et lunettes de soleil, a donc pris la pose derrière les barreaux, quelques instants, le temps d'immortaliser la posture, symbolique.

"Il nous faut un million de signatures en un an dans sept Etats membres pour mettre fin aux souffrances animales", a indiqué Léopoldine Charbonneaux, la directrice de CIWF. "Enfermés dans des cages sans jamais pouvoir en sortir, ils endurent d'immenses souffrances, leurs mouvements sont limités, et ils n'ont pas la possibilité d'exprimer leurs comportements naturels", dénonce cette organisation qui prône "des pratiques d'élevage respectueuses du bien-être des animaux de ferme et des alternatives à l'élevage intensif". L'écologiste politique français Yannick Jadot s'est lui aussi laissé emprisonner, tout comme les signataires de la pétition qui se sont succédés dans trois cages. Dans l'une d'elle, une jeune femme déguisée en lapin rose, tient une affiche qui assure qu'"en France, 69% des poules, 99% des truies et 97% des lapins sont élevés en cage".

Plusieurs personnalités, dont des députés de tous bords, défenseurs des animaux, philosophes et people comme Pamela Anderson, se sont retrouvés à République à Paris dans la matinée pour exposer le projet et se faire symboliquement enfermer derrière un grillage. Mercredi, un happening a été organisé dans la capitale pour promouvoir une pétition lancée sous forme d'une Initiative citoyenne européenne (ICE) qui souhaite mettre fin à l'élevage en batterie. Si la pétition rencontre le succès, la Commission européenne devra prendre officiellement position, en vue d'abolir l'utilisation des cages.

"La question de l'élevage industriel était la pièce manquante qui a permis de voir de l'intérieur la souffrance animale", a ainsi estimé M. Jadot, tête de liste EELV (écologiste) aux prochaines élections européennes. On ne peut pas faire confiance aux gouvernements, on ne peut compter que sur nous-mêmes. "Il faut signer la pétition", a-t-elle fait savoir, avant de quitter les lieux.

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