En garde à vue pour avoir mal scanné des articles — Ikea

11 Octobre, 2018, 17:37 | Auteur: Sue Barrett
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Sur le réseau social aux 280 caractères, Emilie dit tout et n'élude rien dans sa mésaventure dans un magasin Ikea. La jeune étudiante a, selon sa version, scanné les bocaux, ignorant qu'il fallait aussi scanner les couvercles. Émilie et son père sont finalement libérés, obligés de "payer un Uber" pour aller récupérer leur voiture sur le parking du magasin. Le ton monte lorsque ce dernier accuse les deux clients de vol, puis appelle la police.

Arrivées sur place, les forces de l'ordre s'entretiennent avec Émilie: " On vous embarque pour vol à l'étalage organisé à plusieurs, on vient de mobiliser une deuxième brigade pour transporter votre père; vous, vous venez avec moi ", relate la jeune fille.

Ces deux personnes ont donc été emmenées au commissariat et placées en garde à vue pendant de longues heures. Ils reconnaissent leur faute et demande à régler les articles manquant.

Émilie doit retirer son soutien-gorge, donner son ADN et être prise en photo.

Elle et son père sont donc interceptés par un vigile.

"Alors cette sortie père-fille, t'en as pensé quoi?"

C'est l'histoire folle de la semaine. "À la base, je ne voulais même pas en parler sur Twitter parce que j'avais un peu peur et honte, mais [.] mon entourage était tellement choqué qu'on m'a conseillé de le faire", précise Émilie.

Près de 24 heures après la publication des messages d'Émilie, l'entreprise réagit sur Twitter. Le 1er octobre, cette étudiante strasbourgeoise s'est rendu dans le magasin d'ameublement de la région pour acheter des bocaux de conservation en verre. Nous privilégions toujours le dialogue et regrettons sincèrement cette situation. Contacté par le Parisien, la maque a "présenté ses excuses".

IKEA France a été informée d'un incident survenu le 1er octobre dans l'un de ses magasins. Pour le moment, l'entreprise refuse cependant d'en dire plus.

Quand un passage en caisse automatique tourne mal et vous envoie en prison. Le parquet refuse pour l'instant de confirmer ou d'infirmer ces informations.

Peut-être plus inquiétante est la réaction de la police du Bas-Rhin, interrogée par 20 Minutes: elle s'est bornée à expliquer que ses membres avaient suivi " la procédure habituelle ".

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