La pression augmente sur Riyad — Journaliste saoudien disparu

10 Octobre, 2018, 16:09 | Auteur: Lynn Cook
  • Des portraits du journaliste saoudien Jamal Khashoggi lors d'une manifestation devant le consulat d'Arabie saoudite le 8 octobre 2018 à Istanbul en Turquie

La fiancée du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, disparu depuis une visite au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul le 2 octobre, a demandé mardi dans le Washington Post l'aide de Donald Trump pour "faire la lumière" sur cette affaire.

Jamal Khashoggi, journaliste saoudien critique du pouvoir de Ryad qui écrivait notamment pour le Washington Post, s'est rendu au consulat d'Istanbul le 2 octobre, sur rendez-vous, pour des démarches administratives.

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane avait déjà invité vendredi les autorités turques à fouiller le consulat où Jamal Khashoggi s'était rendu mardi, mais d'où il n'est jamais sorti selon la police turque.

Sur les images, M. Khashoggi apparaît, entrant dans le consulat à 13h14. Un van noir est visible, garé à proximité. La police turque pense que le journaliste saoudien a été tué à l'intérieur du consulat.

D'autres images montrent un van entrer dans le consulat puis en ressortir et se rendre à 15h08, selon la chaîne 24 TV, à la résidence du consul toute proche.

Selon le rédacteur en chef du quotidien Aksam, Murat Kelkitlioglu, s'exprimant sur 24 TV lors de la présentation des images, il est "certain" que M. Khashoggi est transporté dans ce van, mort ou vivant.

Au plus haut niveau de la hiérarchie turque, l'affaire est prise très au sérieux et le président Erdogan, qui a affirmé attendre les résultats de l'enquête pour s'exprimer, révélait hier que toutes les entrées et sorties dans l'enceinte du consulat saoudien sont passées au peigne fin.

Le responsable a déclaré que le meurtre avait été rapide et complexe: il est arrivé au consulat dans les deux heures suivant l'arrivée d'une équipe d'agents saoudiens, avant de se faire couper le corps avec une scie à os.

Le quotidien progouvernemental Sabah avait révélé mardi que deux avions privés étaient arrivés d'Arabie saoudite à Istanbul ce jour-là et que les personnes à leur bord avaient des chambres réservées dans des hôtels proches du consulat.

"Il est entré dans le consulat, et il n'y a aucune preuve qu'il en soit ressorti", rappelle Mme Cengiz, dont l'espoir de revoir un jour M. Khashoggi "s'amenuise de jour en jour".

Parmi ces quinze hommes, se trouvent des membres des forces de sécurité saoudiennes, un lieutenant et un major de la Force aérienne et un colonel chargé du renseignement selon le chercheur Iyad el-Baghdadi, basé à Oslo, qui a exploré le Net à la recherche de photos similaires.

"Les employés du consulat ne peuvent pas se dédouaner en disant seulement que Jamal Khashoggi a quitté le bâtiment".

"Les autorités saoudiennes ont fait savoir qu'elles étaient prêtes à coopérer et qu'une fouille pourrait avoir lieu au consulat", a-t-il indiqué dans un communiqué.

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