L'ambassadrice américaine à l'ONU démissionne

09 Octobre, 2018, 19:08 | Auteur: Lynn Cook
  • Nikki Haley Donald Trump

Donald Trump a annoncé qu'il avait accepté la démission de la représentante américaine à l'Onu Nikki Haley, qui partira à la fin de l'année, écrit Associated Press. L'ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies, Nikki Haley, qui a un rang de ministre au sein du gouvernement américain, a présenté sa démission au président des Etats-Unis, ont rapporté mardi plusieurs médias américains, dont le New York Times. "Le président Trump et l'ambassadrice Nikki Haley vont se rencontrer dans le Bureau ovale à 10h30 ce matin (14h30 GMT)", a simplement annoncé à la presse la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders.

Sur la politique étrangère, elle avait "un boulevard", pouvait-on entendre dans les couloirs feutrés de l'ONU.

Ces derniers mois cependant, avec de nouveaux poids lourds entrés au gouvernement comme Mike Pompeo aux Affaires étrangères et John Bolton à la Sécurité nationale, Nikki Haley avait perdu de l'influence et de son aura. Elle s'est distinguée en portant une ligne dure, notamment contre la Corée du Nord et l'Iran. Un "teasing" digne de "The Apprentice", l'émission de téléréalité que Donald Trump présentait et produisait.

Ancienne gouverneure de l'état de Caroline du Sud, Nikki Haley était en poste depuis novembre 2016.

Nikki Haley a supervisé la sortie des États-Unis du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, en le qualifiant par ailleurs de " plus grand échec de l'organisation ".

Lors du récent débat sur l'élection du juge Brett Kavanaugh à la Cour suprême, Nikki Haley avait fait entendre sa voix pour souligner l'importance d'être à l'écoute de ses victimes présumées. Mardi, elle a affirmé qu'elle ne serait pas candidate à la Maison-Blanche en 2020. "C'est d'abord la politique intérieure chez elle", confirme un ambassadeur sous couvert d'anonymat.

Parmi ses déboires, Nikki Haley n'a pas réussi à emporter l'adhésion de ses pairs concernant la décision de Donald Trump de reconnaître fin 2017 Jérusalem comme la capitale d'Israël. Avant de s'attirer le lendemain, les foudres de la Corée du Nord qui, courroucée par le durcissement des sanctions prises par le Conseil de sécurité de l'ONU, la traitait de "prostituée politique". Elle s'est aussi mis à dos les plus proches alliés européens des États-Unis, Paris et Londres, lors du retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, qu'elle a soutenu bec et ongles.

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