Les deux ourses ont été relâchées — Pyrénées-Atlantiques

05 Octobre, 2018, 20:35 | Auteur: Aubrey Nash

Il a fait du vol stationnaire et a posé une cage.

" Je suis en mesure de confirmer que deux ourses femelles ont été réintroduites dans le Béarn, dans les Pyrénées-Atlantiques", dans l'ouest des Pyrénées françaises, a indiqué le ministre de la Transition écologique François de Rugy dans une vidéo postée sur Twitter. Le ministre n'a pas confirmé jeudi le premier lâcher, tout en dénonçant "les attitudes inacceptables" des personnes "qui se croient autorisées à faire des barrages sur les routes, à me menacer avec des fusils". Car les opposants, déterminés à "enlever les ourses par tous les moyens possibles" et sur le pied de guerre depuis des semaines, avaient amplifié leur mouvement dans la nuit de mercredi à jeudi. Répartis sur des points stratégiques, ils ont tenté de repérer et arrêté dans la nuit les véhicules susceptibles, selon eux, de transporter un ours. "Moi, j'ai pris un arrêté municipal interdisant aux loups d'être sur le territoire de la commune".

Au barrage de Sarrance, le maire de la commune, Jean-Pierre Chourrout-Pourtalet, assure qu'on va "traquer les ours".

"On n'a pas vu la dépose exacte", dit Franck, un manifestant, "mais soyez sûrs que dans les prochains jours, il va y avoir du monde dans les montagnes".

Des tracteurs sont garés des deux côtés de la route, prêts à la barrer si nécessaire.

La nuit tombe. Des bergers, désormais une trentaine, tirent des fusées de détresse et quelques feux d'artifice. Un feu a été allumé dans un bidon sur le bord de la route, un pique-nique se prépare. Les téléphones sonnent. Chacun y va de sa théorie sur le lieu de lâchage. À Lourdios-Ichère, on signale un hélicoptère.

Actuellement, la population ursine dans les Pyrénées est de 43 animaux, après des réintroductions en 1996 et 2006, mais elle " n'est pas encore complètement viable et nécessite un renforcement sur le plan quantitatif-le nombre d'ours-, mais surtout sur le plan qualitatif, c'est-à-dire leur qualité génétique", explique à l'AFP Nicolas Alban, chef de projet pour cette opération à l'ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage). "On bloque la route tant qu'on n'a pas de nouvelles de la préfecture, on veut des réponses", dit M. Maurin. "On va la guetter", a ajouté le chasseur, aujourd'hui sans armes.

François de Rugy, interrogé sur France Info dans la matinée sur la possibilité d'utiliser des hélicoptères pour contourner les barrages, indiquait que ces lâchers seraient "fait de la meilleure façon qui soit, pour que cela puisse être fait tranquillement et qu'on ne cède pas à des pressions, à des menaces".

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