La deuxième ourse slovène relâchée dans la montagne — Pyrénées-Atlantiques

05 Octobre, 2018, 16:37 | Auteur: Aubrey Nash
  • Pyrénées : les opposants mobilisés contre le lâcher des ourses

"On n'a pas vu s'il y avait un ours dedans", a dit jeudi matin Olivier Maurin, chef de file des éleveurs béarnais antiours, en annonçant une future "battue d'effarouchement".

Et d'ajouter: "C'est Claverina (la première ourse à avoir été relâchée jeudi, NDLR), l'héritière en béarnais, celle qui détient les clés, peut-être les clés de l'avenir de l'ours dans les Pyrénées et Sorita, ce qui signifie petite soeur..."

La réintroduction des ourses en Pyrénées-Atlantiques, dans l'ouest de la chaîne montagneuse, est dénoncée par une partie des bergers. Annoncée le 20 septembre, la réintroduction des deux ourses (il ne reste plus que deux mâles dans le secteur) s'inscrit dans le cadre d'un "plan ours" lancé par Nicolas Hulot.

Le ministre de la transition écologique avait poursuivi, toujours sur France Info: "Il y a des personnes qui se croient autorisées à faire des barrages sur les routes, à me menacer avec des fusils (.) et maintenant ils disent "On va faire des barrages sur les routes ".

Par ailleurs, alors que les éleveurs avaient ciblé la vallée d'Ossau comme théâtre du premier lâcher, et notamment le secteur entre Etsaut et Urdos, le plantigrade pourrait avoir été acheminé dans la vallée du Barétous, à la frontière entre Béarn et Pays Basque, sur la commune d'Arrête qui avait pourtant pris un arrêté interdisant la divagation d'ours sur son territoire, rappelle le journal agricole Le Sillon.

Au barrage de Sarrance, le maire de la commune Jean-Pierre Chourrout-Pourtalet a assuré vouloir "traquer les ours".

Un peu plus loin, des tracteurs coupent la route. Des bergers tirent des fusées de détresse et quelques feux d'artifice. Un feu a été allumé dans un bidon sur le bord de la route, un pique-nique s'organise.

Les téléphones sonnent. Tous les endroits sont envisagés et chacun a sa théorie. Le filtrage des véhicules s'intensifie. "La population est déterminée".

"C'est une bonne avancée pour la biodiversité", ajoute un membre - qui ne veut pas être nommé - du groupe Pé Descaous, qui soutient la cohabitation avec les ours, "on s'est toujours adaptés à la vie en montagne, aux intempéries et aux prédateurs et on va continuer". Les barrages ont été levés en milieu de matinée.

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