Emmanuel Macron attendu pour parler des sargasses — Guadeloupe

30 Septembre, 2018, 08:09 | Auteur: Aubrey Nash

Emmanuel Macron a entamé jeudi en Martinique un déplacement de quatre jours aux Antilles, quelque peu perturbé par la tempête tropicale Kirk, et qui s'achèvera par un retour à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, un an après le passage dévastateur de l'ouragan Irma.

Ce vendredi, Emmanuel Macron est attendu en Guadeloupe pour évoquer un autre gros problème environnemental, à savoir, les algues sargasses.

Il en conclut qu'il "ne serait pas responsable de dire qu'il y a une réparation individuelle pour tous", mais qu'il est en revanche "possible d'avancer davantage sur la question des maladies professionnelles pour les personnes particulièrement exposées à la molécule".

Concernant les algues brunes aux émanations toxiques, dites sargasses, "redevenues une problématique extrêmement forte (.) pour la santé publique", il a assuré que "l'engagement du ramassage dans les 48 heures sera tenu". Le chômeur de Guadeloupe a rétorqué au Président que "ce n'est pas facile" et que "ce n'est pas comme ça que ça fonctionne". Ce phénomène avait poussé Nicolas Hulot, ancien ministre de la Transition écologique, et Annick Girardin, ministre des Outre-mer, à se rendre sur place au mois de juin.

Ce n'est pas la première fois que ces algues envahissent le littoral antillais depuis leur apparition massive en 2011.

D'ailleurs, jeudi à Paris, un collectif guadeloupéen a décidé de porter plainte pour dénoncer les 'insuffisances criantes' du gouvernement face à l'envahissement des côtes antillaises par ces plantes nauséabondes. Elles s'amoncellent sur les rivages, salissent plages et ports, bloquent parfois l'accès des bateaux, mais surtout dégagent, en séchant, de l'hydrogène sulfuré et de l'ammoniac, qui peuvent provoquer maux de tête, nausées et vomissements.

En baisse dans les sondages de popularité, le président devrait en profiter une nouvelle fois pour aller au contact de la population et répondre à ceux qui l'interpellent sur ses réformes.

Jeudi, le chef de l'État a affirmé qu'il avait "eu une longue discussion avec les élus du territoire sur les sujets institutionnels". En janvier, un plan d'urgence de l'Etat et des collectivités de 71 millions d'euros a été voté, pour aboutir à la fin des tours d'eau d'ici deux ans.

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