L'introduction de deux ours fait polémique — Pyrénées-Atlantiques

23 Septembre, 2018, 20:41 | Auteur: Aubrey Nash
  • François de Rugy le ministre de l'Ecologie

Le nouveau ministre de la Transition Écologique et Solidaire, François de Rugy, a confirmé jeudi 20 septembre dernier dans le cadre d'un déplacement dans le Béarn le relâché de deux ourses femelles dans les Pyrénées occidentales.

Nicolas Hulot avait annoncé en mars la réintroduction de deux ourses dans les Pyrénées-Atlantiques à l'automne. "Cela sera fait dans la période prévue pour cela, d'ici le début du mois d'octobre (...) avec la Slovénie, notre partenaire", a ajouté le ministre. "Je ne me dérobe pas, je viens les entendre en face et je continuerai cette journée dans le Béarn ". M.de Rugy devait dans l'après-midi se rendre sur une estive, ce pâturage de montagne d'été pour les troupeaux. Je vais aller rencontrer des bergers malgré les pressions exprimées ou les refus de tout contact ", a-t-il dit, " je crois au dialogue. Si on attend, on ne décide jamais rien. J'ai voulu qu'il y ait ce temps d'échange", a ajouté François de Rugy en estimant qu'il fallait " sortir de l'enlisement. "Nous sommes sortis", a lancé Étienne Serna, maire d'Aramits (Pyrénées-Atlantiques) et porte-parole d'un collectif de maires locaux anti-ours.

"On espérait les prémisses d'une discussion mais la décision était déjà prise".

Devant une assistance chauffée à blanc, Olivier Maurin, président de l'Association pour le développement durable de l'identité des Pyrénées (ADDIP), a lancé: " Par tous les moyens, nous refuserons la réintroduction des ours dans notre territoire où ils n'ont plus leur place. Les accès routiers au village avaient été filtrés par des barrages de gendarmes et les coffres des véhicules fouillés.

Le ministère rappelle que le plan Ours bruns de mai 2018, d'un montant de 3,4 millions d'euros, prévoit la protection des troupeaux, l'indemnisation en cas d'attaque, l'amélioration des conditions de vie des bergers et la valorisation de la présence de l'ours, notamment dans le tourisme.

Si de nombreuses associations de défense animale ont salué cette confirmation de la part du ministre, les éleveurs de leur côté, sont offusqués par cette décision.

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