Brexit : l'UE et Londres se renvoient la balle du déblocage des négociations

21 Septembre, 2018, 02:44 | Auteur: Lynn Cook
  • Aaron Chown Pool AFP | La stratégie de Theresa May sur le Brexit est contestée dans son propre camp

La Première ministre britannique Theresa May va présenter "sous peu" aux Européens une nouvelle proposition sur la frontière irlandaise, l'un des derniers points d'achoppement des négociations avec l'UE sur le Brexit.

La solution préconisée par les 27 -qui prévoit le maintien de l'Irlande du Nord dans l'union douanière s'il n'y a pas d'autre solution satisfaisante- est jugée "inacceptable" en l'état par Londres, car elle créerait à ses yeux une frontière de fait entre l'Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni.

"Je suis confiante dans le fait qu'avec de la bonne volonté et de la détermination nous pourrons trouver un accord bénéfique aux deux parties ", a avancé la chef du gouvernement britannique qui a appelé les 27 à modifier leur approche pour parvenir à un accord. "Et si nous voulons parvenir à une conclusion positive, alors tout comme le Royaume-Uni a fait évoluer sa position, l'UE devra aussi faire évoluer sa position".

Britanniques et Européens ont déjà trouvé des compromis sur la plupart des contentieux nés de la rupture programmée, notamment la facture à régler. Des "frondeurs " de son parti contestent sa stratégie de sortie de l'Union européenne.

Le principal obstacle à un accord entre l'UE et le Royaume-Uni est la question de la circulation des marchandises entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord. Les dirigeants européens se réunissent à Salzbourg, mercredi 19 et jeudi 20 septembre pour évoquer le sujet et repréciser le calendrier des négociations.

"J'espère que le départ (du Royaume-Uni) aura lieu dans une bonne atmosphère, avec un grand respect entre les uns et les autres", a déclaré pour sa part la chancelière allemande, Angela Merkel.

Avant le déjeuner à 27 consacré au Brexit, les dirigeants européens ont prévu de débattre tous ensemble jeudi matin de questions de sécurité, comme la coopération policière, ou encore la lutte contre les contenus terroristes sur internet.

Un sommet européen extraordinaire pourrait cependant être convoqué les 17 et 18 novembre si les discussions n'aboutissent pas, a prévenu le président du Conseil européen Donald Tusk, qui s'est entretenu jeudi en tête-à-tête avec Mme May à l'issue du sommet.

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