Le ministère expose son plan de bataille aux éleveurs — Peste porcine africaine

15 Septembre, 2018, 00:10 | Auteur: Jonathan Ford
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Les dernières contaminations en Europe pourraient d'ailleurs "être la conséquence d'introduction de restes de denrées alimentaires abandonnés par des voyageurs en provenance de zones infectées" plus à l'est.

Un épidémie de peste porcine africaine provoquée par de la viande de porc contaminée en provenance d'Espagne avait touché la Flandre occidentale en 1985.

Le Service Public de Wallonie prépare les mesures de nature à éviter au maximum la dispersion des sangliers à partir de la zone infectée ainsi que les dispositions relatives à la chasse. Le virus peut en effet facilement se transmettre d'un animal à l'autre, et notamment aux porcs d'élevage, alors qu'il n'existe actuellement pas de traitement ou de vaccination efficace.

D'où vient la peste porcine africaine (PPA), qui a été détectée en Belgique sur des sangliers? Douze entreprises avaient alors été contaminées, 185 autres bloquées et plus de 30.000 porcs abattus.

Suite à la découverte des deux cas de peste porcine dans les bois d'Etalle, une réunion de concertation s'est tenue vendredi au cabinet du ministre wallon de l'Agriculture entre les représentants du ministère, de l'Agence fédérale pour la sécurité alimentaire (Afsca), des institutions régionales qui gèrent la forêt, des syndicats agricoles et des chasseurs.

La Commission européenne a indiqué que la Belgique, qui lui a signalé les deux cas, avait réclamé une équipe d'experts, laquelle "sera déployée ce week-end". "La Commission considère la lutte contre la peste porcine africaine comme une priorité vu que la maladie représente une menace pour l'économie de l'Union européenne, en particulier le secteur porcin", selon un communiqué.

Pour le volet élevage, les autorités vont procéder essentiellement à un rappel général des règles de biosécurité, afin d'éviter l'introduction du virus dans les élevages de porcs, "avec une attention toute particulière" pour les départements frontaliers de la Belgique que sont les Ardennes, la Meuse, la Moselle et la Meurthe-et-Moselle. La surveillance de la mortalité des sangliers est renforcée ainsi que les mesures de biosécurité en élevages porcins. Il s'agira par exemple de rappeler "qu'on ne laisse pas rentrer dans un élevage toute personne ou tout véhicule qui n'y est pas strictement autorisé par l'exploitant, qu'on doit mettre un sas à l'entrée de chaque bâtiment d'élevage", ainsi que des mesures de nettoyage, de désinfection, de dératisation.

À la fin du mois d'août, la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, s'était inquiétée des risques de transmission dans les fermes du virus, déjà présent en Europe de l'est. Dans la foulée, les éleveurs porcins avaient également tiré la sonnette d'alarme sur les risques de propagation du virus, qui touche huit pays d'Europe de l'Est (Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Roumanie), la Russie et la Chine.

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