Sortie cinéma: le calvaire de la "Première année" de médecine

14 Septembre, 2018, 15:45 | Auteur: Sue Barrett
  • Première année de Thomas Lilti: sortie en salle le 14 septembre

En attendant, le film Première année de Thomas Lilti, au cinéma mercredi 12 septembre, raconte une vraie réalité souvent violente, mais avec une bonne dose d'humour.

Après Hippocrate et Médecin de campagne, Thomas Lilti poursuit sa radiographie sans complaisance des coulisses du monde médical. "Après avoir plongé les spectateurs dans la vie d'un jeune interne en médecine, le réalisateur lève aujourd'hui le voile, avec " Première année ", sur la difficulté des études et le parcours semé d'embuches des aspirants médecins". Mais cette fois-ci, c'est le quotidien des étudiants en première année qu'il a décidé de filmer. Dans un environnement compétitif violent, avec des journées de cours ardues et des nuits dédiées aux révisions plutôt qu'à la fête, les deux étudiants devront s'acharner et trouver un juste équilibre entre les épreuves d'aujourd'hui et les espérances de demain. Celle d'Antoine (Vincent Lacoste) et Benjamin (William Lebghil), qui vont se lier dès le premier jour et se serrer les coudes pour survivre à cette année impitoyable.

De la tension des concours à la concurrence impitoyable entre les élèves, en passant par les révisions à la BU jusqu'à pas d'heure, la rudesse et l'obsession de l'apprentissage et le soutien des proches comme l'incompréhension, Thomas Lilti parvient à retranscrire avec justesse et réalisme la dureté et la rigueur de la première année de médecine, n'hésitant pas à mêler documentaire et fiction pour donner encore plus d'ampleur à son témoignage.

Contrairement à ses deux précédents films, " Première année " n'est pas directement un long métrage sur l'exercice de la médecine. À cet égard, le film, éloquent et haletant, restitue parfaitement la violence et l'épreuve que représentent ces grands concours. Tous vont passer cette première année à travailler comme des fous pour obtenir le Graal qui leur permettra de passer en deuxième année. On sort à peine du lycée et déjà le système des études supérieures nous met en compétition, nous classe, nous oppose.

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