"Aucun des 1.600 conseillers techniques sportifs ne perdra son emploi" — Maracineanu

12 Septembre, 2018, 17:24 | Auteur: Aubrey Nash
  • Benjamin Griveaux à l'Elysée le 5 septembre 2018/AFP  Archives

Elle a également indiqué qu'Edouard Philippe l'a "assuré de sa volonté d'avoir un budget du sport à la hauteur des enjeux", alors qu'en 2024, Paris accueille les Jeux olympiques. " Il n'a jamais été question de les supprimer, seulement de réfléchir à leur possible rattachement aux fédérations ", précise une source gouvernementale. La lettre de cadrage fixe en effet à environ 450 millions d'euros ce budget pour la loi de finances 2019, en baisse de 30 millions d'euros.

Principal levier d'action pour faire des économies: les conseillers techniques sportifs.

Vendredi, l'AFP a révélé que dans une lettre de cadrage envoyée le 26 juillet à sa prédécesseur Laura Flessel, Matignon a demandé au ministère d'"appliquer un schéma d'emplois de moins 1.600 ETP (équivalent temps plein) au cours de la période 2018-2022". Dans le courrier, Matignon compte "sur une transformation du mode de gestion des conseillers techniques sportifs (CTS)", les cadres d'Etat mis à la disposition des fédérations, "et sur la réduction de leur nombre, ainsi que sur une rationalisation des services déconcentrés".

Après les révélations de l'AFP, la réaction de Roxana Maracineanu était attendue. Ce ne sont "pas les bons mots qui ont été employés", a-t-elle déclaré à la presse dimanche, en marge de sa première sortie officielle, pour la course "La Parisienne".

Concédant que le dossier lui était "tombé un peu dessus", la ministre a également confié être "en train de chercher des solutions", avant de préciser: "Je pense que cet objectif n'a pas été clairement exprimé (.), c'était uniquement un document de travail interne". La première solution a été de réclamer un rendez-vous à Matignon et de négocier directement avec le Premier ministre. La ministre des Sports a assuré qu'aucun d'entre eux ne "perdra son emploi".

La nouvelle ministre des sports Roxana Maracineanu aurait sans doute souhaité meilleur contexte pour fêter le retour des Bleus champions du monde au Stade de France. Elle doit aussi rencontrer le patron de l'association des directeurs techniques nationaux, Philippe Bana. En outre, ils plébiscitent les bénéfices du sport en club pour la jeunesse et sont 90% (94% chez les amateurs de sport) à penser que la pratique du sport permet aux jeunes de développer la cohésion et les rencontres.

Si, lundi midi, Roxana Maracineanu s'est assurée qu'il n'y aurait "aucune suppression de poste", elle s'est alignée sur la position d'Edouard Philippe selon laquelle il faut revoir "le mode de gestion" des CTS.

"Nous allons rester très vigilants sur leur statut", a ajouté Philippe Bana, pointant le communiqué diffusé par Matignon lundi matin qui indique que "leur statut doit être ré-interrogé".

Le tout, dans une dans "un processus de concertation approfondi avec l'ensemble des acteurs, dans le respect du rôle et des prérogatives de chacun".

Concrètement, il s'agirait de transférer aux fédérations sportives les plus riches la gestion de leurs CTS.

"C'est une base de discussion, à l'évidence, et après c'est dans la discussion qui se fera avec le Premier ministre que les choses se stabiliseront", a déclaré M. Griveaux lors de l'émission BFM Politique (BFMTV, Le Parisien), rappelant que le projet de loi de finances "complet" serait présenté "à la fin du mois".

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