3000 euros par an et par Français

12 Septembre, 2018, 23:53 | Auteur: Jonathan Ford
  • Santé : coup de frein sur les dépenses en 2017

En France, la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) s'élève à 2 977 euros par habitant, soit au total 199,3 milliards d'euros en 2017 (8,7 % du PIB). Deux-cent milliards d'euros, cela représente près de 12% du PIB. La France figure toujours sur le podium des pays les plus dépensiers dans ce secteur, juste derrière les États-Unis et la Suisse. Les médicaments délivrés en ville "pèsent " 15,5 milliards d'euros, puis les autres biens médicaux (transports sanitaires, optique, ...) ont représenté 5 milliards.

Alors que certains estiment qu'on dépense trop pour la santé quand d'autres regrettent qu'on impose trop d'économies, ces chiffres et comparaisons internationales apportent des éclairages très parlants. Ce qui fait de la France l'un des pays de l'Union européenne où la dépense courante de santé est la plus élevée (1,1 point de plus que la moyenne de l'Union Européenne à 15).

Comparée à 2016, elle enregistre une hausse de 1,3%, la plus faible depuis dix ans, en raison d'un fort ralentissement des soins hospitaliers (+0,9% après +1,7% en 2016). C'est la Sécurité sociale qui paye les trois quart de la note. "Cette part a progressé de 0,2 point en moyenne par an entre 2008 et 2017, notamment du fait de la hausse du nombre d'assurés exonérés du ticket modérateur liée au vieillissement de la population et au développement des pathologies chroniques", précise la Drees.

Les prises en charge de l'État au titre des prestations versées aux invalides de guerre, des soins urgents ainsi que de l'aide médicale de l'État et des organismes de base au titre de la CMU-C (couverture maladie universelle complémentaire), complètent le tableau de financement à hauteur de 1,5%, un niveau inchangé.

Là où la France est numéro 1, c'est sur le reste à charge.

Les dépenses de soins ont augmenté de 1,3% en 2017, une progression "historiquement basse" d'après le rapport annuel sur les comptes de la santé publié lundi, qui relève aussi une nouvelle baisse de la part restant à la charge des patients.

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