Jérusalem-Est : Donald Trump ordonne la suppression d’aides financières aux hôpitaux palestiniens

11 Septembre, 2018, 20:04 | Auteur: Lynn Cook
  • Washington

"Le président a ordonné un passage en revue de l'aide américaine à l'Autorité palestinienne et en Cisjordanie et à Gaza, pour s'assurer que ces fonds soient dépensés en accord avec les intérêts nationaux américains", a fait savoir le 8 septembre à l'AFP un responsable du département d'Etat américain.

Cependant selon des observateurs américains, cette dernière décision de Donald Trump n'est pas étrangère à la plainte que l'OLP à déposé contre l'État d'Israël à la Cour Pénale Internationale.

Mais les responsables palestiniens, qui ont gelé tout contact avec le gouvernement américain depuis que le président des Etats-Unis a unilatéralement reconnu, fin 2017, Jérusalem comme capitale d'Israël, ont aussitôt dénoncé de nouvelles "menaces américaines".

Retrouvez cet article sur AtlanticoLes dirigeants de l'OLP ont condamné le plan de paix américain sans même l'avoir encore vu et ont refusé de parler avec le gouvernement américain au sujet de ses efforts de paix. En conséquence, "l'administration a décidé que le bureau de l'OLP à Washington allait fermer pour l'instant", a-t-elle annoncé.

L'administration américaine avait déjà annoncé qu'elle ne financerait plus l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), une semaine après avoir supprimé plus de 200 millions de dollars (170 millions d'euros) d'aide aux Palestiniens.

L'administration Trump "fait la liste des commissions que lui a soumise" le Premier ministre Benjamin Netanyahu, a encore accusé M. Zomlot auprès de journalistes à Ramallah. Ces fonds iront à des projets prioritaires ailleurs.

Le département d'État américain
REUTERS Larry Downing Les États-Unis ferment la mission palestinienne à Washington

Washington permettait aux Palestiniens de garder leur mission diplomatique afin qu'ils puissent s'engager dans un effort de paix. "C'est un plan extraordinairement ambitieux", a-t-il vanté, appelant le président palestinien Mahmoud Abbas à parler aux Israéliens. La politique de l'administration Trump affaiblit les modérés et encourage les radicaux au Moyen-Orient, a déclaré le négociateur palestinien.

"Nous voulons la paix", a aussi martelé la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders.

Les États-Unis versaient aux Palestiniens "d'énormes sommes d'argent", a dit la semaine passée Donald Trump. "Si nous ne concluons pas d'accord, nous ne payons pas", a-t-il ajouté.

Le représentant palestinien à Washington, Hossam Zomlot, a dénoncé une "dangereuse escalade".

Contrairement à la Palestine, Israël n'est pas membre de la CPI et dit ne pas être tenu de coopérer avec elle.

Recommande: