Etats-Unis: un Nord-Coréen inculpé pour cyberattaques

09 Septembre, 2018, 07:10 | Auteur: Lynn Cook
  • Image de Kim Jong-un extraite de

Une attaque venue de Chine? En 2017, c'est la propagation très importante du ransomware Wannacry qui avait fait à nouveau se diriger les spécialistes sur la piste nord-coréenne. Et c'est un pirate nord-coréen qui serait finalement derrière cette opération ayant infecté des centaines de milliers d'ordinateurs en 2017. C'est le résultat d'une enquête de plusieurs années menée par le FBI et des procureurs fédéraux. Ce hackeur, dont la localisation n'est pas précisée, a été employé pendant plusieurs années par une entité appelé KEJV, liée aux services de renseignements militaires nord-coréens, selon les services du procureur de Californie. L'attaque a fait, selon Europol, 30.000 victimes réparties dans au moins 150 pays depuis le 12 mai. Un rançongiciel a verrouillé tous les fichiers des utilisateurs et leur demandait le paiement de 275 euros pour recouvrer l'usage.

Parmi ces attaques figure notamment celle qui a touché Sony en novembre 2014. "Le ministère de la Justice a lancé des poursuites pénales" contre Park Jin-hyok, a annoncé dans un communiqué le Trésor qui a, en parallèle, pris des sanctions contre ce "programmateur informatique".

Le hack de Sony Pictures a coïncidé avec la sortie de The Interview, une comédie qui dépeint un personnage fictif de la tentative d'assassinat du leader Nord-coréen, et comprenait l'envoi de menaces terroristes pour n'importe quel théâtre de la diffusion du film. Cette dernière a permis aux hackeurs de dérober 81 millions de dollars à l'établissement.

"Dans ces trois dossiers - Wannacry, Sony, BCE -, Pyongyang a été rapidement mis en cause mais a toujours réfuté toute implication". 'Nous ne laisserons pas la Corée du Nord compromettre la cybersécurité mondiale pour promouvoir ses intérêts ou générer des ressources en violation de nos sanctions', a déclaré le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, cité dans le communiqué.

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