Xénophobie. Face à Macron, Mélenchon n’assume plus

08 Septembre, 2018, 13:10 | Auteur: Lynn Cook
  • Mélenchon à la gauche du PS

"J'ai toujours du plaisir à discuter avec Monsieur Mélenchon". Des propos que celui qui se pose en principal opposant d'Emmanuel Macron n'a pas réitéré face au chef de l'Etat, plaidant une "exagération marseillaise".

"Les deux mêmes (.) qui imposent à toute l'Afrique des partenariats économiques où on supprime les droits de douane et où on pousse à la misère toute la paysannerie, les deux mêmes viennent faire les malins là en disant 'nous sommes des humanistes' mais pas du tout, ce sont des contre-humanistes!", avait affirmé Jean-Luc Mélenchon devant la presse. Il a notamment croisé le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui a eu du mal à assumer ses attaques du jour.

Après une rencontre improvisée sur une terrasse d'hôtel, dans une ambiance aux forts accents de campagne électorale, le chef de file de la France insoumise et le président de la République sont convenus d'un désaccord politique, net mais cordial. "Non, non.", a d'abord lancé le député des Bouches-du-Rhône. "Mais c'est toujours respectueux et intéressant. On a des confrontations politiques mais ce n'est pas mon ennemi", a expliqué le chef de l'Etat, estimant que le Rassemblement national est. "Eux qui m'invectivent depuis quinze jours et me traitent de xénophobe et de nationaliste sont désapprouvés par le chef de l'État venant à minuit et demi à ma rencontre à Marseille avec des paroles de respect".

Des explications qui n'ont pas convaincu tout le monde dans les rangs de la France insoumise. Plusieurs commentaires de militants désappointés ont accompagné ce message sur la page Facebook de Jean-Luc Mélenchon. "Je ne partage pas les idées de Jean-Luc Mélenchon, mais il croit dans ce qu'il dit, il ne fait pas sa carrière". "Pas très insoumis Mélenchon dans cet échange". "On le voit, Jean-Luc est touché par la déclaration de son nouvel amoureux". Entouré d'un important dispositif de sécurité, le président de la République a répondu à des questions sur l'affaire Benalla, le carriérisme en politique ou encore les règlements de compte alors qu'un jeune venait d'être tué quelques heures auparavant devant un commissariat du 16e arrondissement.

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