La faculté de médecine de Lille suspend son diplôme d'homéopathie

08 Septembre, 2018, 06:09 | Auteur: Jonathan Ford
  • La faculté de médecine Lille suspend son diplôme d’homéopathie

Comme la plupart des universités françaises, la faculté de médecine de Lille délivrait des diplômes d'homéopathie depuis les années 1980.

Ce "choix fort" du doyen nordiste Didier Gosset est salué par le Collège national des généralistes enseignants (CNGE) qui "appelle les autres facultés à suivre le même chemin", via Twitter.

Dernier événement en date, la faculté de médecine de Lille a suspendu son diplôme dans cette discipline.

"Force est de constater que nous enseignons une médecine fondée sur les preuves - on tient à une rigueur scientifique, absolue -, et force est de constater qu'en parallèle l'homéopathie n'a pas évolué, que c'est une doctrine qui est restée en marge du mouvement scientifique, que les études sont rares sur l'homéopathie, qu'elles sont peu solides, maintenir notre enseignement serait le cautionner", a affirmé Didier Gosset.

Dans leur communiqué, les présidents de la Conférence des présidents d'université (Gilles Roussel), de la Conférence des doyens des facultés de médecine (Jean Sibilia) et de la Conférence des doyens des facultés de pharmacie (Bernard Muller) soutiennent néanmoins "une démarche d'évaluation objective" en évoquant celle de la Haute autorité de santé (HAS) chargée d'évaluer l'efficacité de l'homéopathie et de se prononcer sur son remboursement.

Ces dernières années, de nombreux états ont engagé un déremboursement de l'homéopathie, ou ont instauré un étiquetage spécifique précisant que ces produits n'ont pas fait la preuve de leur efficacité. Pire, ils considèrent que les professionnels qui prescrivent ce type de traitement sont "des charlatans en tout genre qui recherchent la caution morale du titre de médecin pour faire la promotion de fausses thérapies à l'efficacité illusoire". Cette technique appréciée des Français est au centre d'une intense polémique depuis la parution le 19 mars dans "Le Figaro" d'une tribune virulente, signée d'un collectif de 124 médecins.

Des médecins homéopathes ont répliqué en portant plainte devant le Conseil de l'Ordre des médecins contre les signataires.

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