81 morts dans l'Est du pays — Ebola en RDC

08 Septembre, 2018, 18:56 | Auteur: Jonathan Ford
  • Le centre de traitement d'Ebola à Mangina

L'enterrement a été sécurisé. Ce refus contribuera à l'aggravation de la propagation de la maladie.

En République démocratique du Congo, les autorités sanitaires font face à de nouveaux défis après l'annonce d'un cas confirmé d'Ebola à Butembo, une ville d'environ un million d'habitants dans la province du Nord-Kivu. Plusieurs incidents violents à l'encontre du personnel médical et des structures de soins avaient également été rapportés. Afin d'apaiser les tensions, un dialogue communautaire a été lancé entre la coordination de la riposte et les leaders communautaires de Ndindi. Par ailleurs, un comité local de coordination composé des leaders du quartier a été mis en place pour sensibiliser ces personnes pour qu'elles acceptent d'être vaccinées.

Après avoir reçu l'information que plusieurs contacts vivant à Beni s'étaient déplacés à Butembo, une équipe de surveillance de la coordination s'y était déjà installée depuis plusieurs jours.

Ils ont également identifié les sites d'emplacement du laboratoire mobile et d'un nouveau CTE (le cinquième à ce jour).

En ce qui concerne la surveillance aux points d'entrée, le Programme national d'hygiène aux frontières a établi une cartographie de la mobilité de la population dans les zones touchées par l'épidémie, en collaboration avec l'Organisation mondiale de l'immigration. Le communiqué fait état de 121 cas de fièvre hémorragique dont 91 cas d'Ebola. Quatre cas suspects sont en cours d'investigation. C'est le premier cas confirmé d'Ebola à Butembo.

Pour le ministre, on observe " la deuxième vague des cas, qui sont probablement des cas déjà en incubation au moment où nous avions commencé la riposte (début août) ".

Les deux premiers cas de décès confirmés à Butembo, plaque tournante des échanges de la RDC avec des pays voisins comme l'Ouganda, sont une femme et un membre du personnel soignant qui a été en contact avec elle, a indiqué jeudi le ministère congolais de la Santé.

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