Le candidat d'extrême droite poignardé en pleine rue — Présidentielle au Brésil

07 Septembre, 2018, 11:39 | Auteur: Lynn Cook
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Jair Bolsonaro, candidat de l'extrême droite à la présidentielle d'octobre au Brésil, a été grièvement blessé à l'arme blanche, jeudi 6 septembre, lors d'un meeting de campagne. Des images télévisées ont montré Jair Bolsonaro, juché sur les épaules de sympathisants, recevant un coup violent sous le thorax et s'effondrer en arrière avec une grimace de douleur, avant d'être évacué.

Après que le Tribunal supérieur électoral brésilien a déclaré inéligible vendredi soir l'ancien Président Luiz Inacio Lula da Silva, les spécialistes qualifient Jair Bolsonaro d'un des principaux candidats à la victoire dans la présidentielle brésilienne qui se déroulera au mois d'octobre. Dans une conférence de presse après l'opération chirurgicale, les médecins ont précisé que le député avait "trois perforations graves à l'intestin" ayant provoqué une hémorragie interne.

Dans un premier temps, son fils Flavio avait annoncé sur Twitter que son père avait été frappé "à l'abdomen" mais que la blessure était "superficielle" et qu'il allait "bien".

"Il nous a dit que l'attentat avait été motivé par des raisons personnelles, que nous n'avons pas pu comprendre", parce qu"'il disait aussi à certains moments qu'il avait agi 'sur l'ordre de Dieu'", lit-on dans le rapport de la police militaire du Minas Gerais, divulgué après l'attaque contre le député.

D'autant que l'agresseur, arrêté jeudi, a affirmé, par l'intermédiaire de son avocat, avoir agi, entre autres, pour "des motifs politiques, religieux, et également en raison des préjugés que montre Bolsonaro à chaque fois qu'il parle de race, de religion et des femmes".

Dans une vidéo de la police obtenue par l'AFP, le suspect, assis par terre, vêtu d'un jean et torse nu sous un blouson, explique aux policiers qui l'interrogent qu'il a agi seul. Crédité de 22 % des intentions de vote, cet ex-capitaine de l'armée et admirateur de la dictature militaire de Pinochet est un habitué des saillies racistes, misogynes et homophobes. "Celui qui m'a commandé, c'est le Dieu que je sers".

Un témoin de l'attentat a dit que l'assaillant, qui a milité au sein du parti de gauche PSOL de 2007 à 2014, s'était approché de Jair Bolsonaro " avec le couteau dans une main enroulée apparemment dans une chemise de couleur claire ".

Le président Michel Temer a demandé en soirée au ministre de la Sécurité, Raul Jungmann, "un renforcement de la sécurité des candidats et une enquête rigoureuse", a indiqué un porte-parole de la présidence. Qualquer ato de violência é deplorável.

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