Brésil : Jair Bolsonaro, candidat de l'extrême droite poignardé en plein meeting

07 Septembre, 2018, 09:35 | Auteur: Lynn Cook

Le candidat d'extrême droite touché à l'abdomen a été évacué par ses partisans.

L'homme qui a poignardé jeudi 5 septembre le candidat d'extême droite à la présidentielle au Brésil Jair Bolsonaro a dit avoir agi pour des raisons personnelles et religieuses, selon un rapport préliminaire de la police militaire.

L'un de ses fils, Flavio Bolsonaro, député de l'Etat de Rio de Janeiro, qui a annoncé l'attaque et avait d'abord évoqué sur Twitter "des blessures superficielles", a ensuite écrit sur son compte: "Malheureusement, c'est plus grave que nous ne le pensions".

Depuis l'invalidation de la candidature de l'ex-président Lula, jusque-là grand favori, Jair Bolsonaro, grand admirateur de la dictature militaire (1964-85), est largement en tête des intentions de vote du premier tour de la présidentielle du 7 octobre.

Des images télévisées ont montré M. Bolsonaro, juché sur les épaules de sympathisants, recevant un coup violent sous le thorax.

La police de la ville de Juiz de Fora, dans l'Etat de Minas Gerais, a confirmé avoir arrêté un suspect après l'agression qui s'est déroulée pendant un rassemblement électoral.

L'ex-gouverneur de Sao Paulo, a espéré que "l'enquête sur l'attaque subie par le député Jair Bolsonaro sera rapide, et la punition exemplaire", tout en souhaitant un "prompt rétablissement au candidat".

Il était en pleine campagne, vêtu d'un tee-shirt jaune et saluant la foule dans une rue bondée de la ville de Juiz de Fora, une localité de 700.00 habitants dans l'Etat du Minais Gerais (sud-est), à trois heures de route de Rio de Janeiro, quand il a été agressé, un événement rare dans une campagne présidentielle au Brésil.

L'auteur de l'attaque, arrêté immédiatement, a expliqué aux enquêteurs avoir agi "sur l'ordre de Dieu". Il doit prochainement comparaître devant la Cour suprême pour incitation à la haine et au viol.

Fernando Haddad, qui devrait être le candidat du Parti des travailleurs à la place de l'ancien président, a dit sa "honte" et son "horreur", tandis qu'un autre candidat de gauche, Ciro Gomes, a condamné sur Twitter toutes les formes de violence politique. Jair Bolsonaro était crédité de 22% des intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle par un sondage Ibope publié mercredi.

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