Le gouvernement envisage de supprimer le numerus clausus — Etudes de médecine

05 Septembre, 2018, 22:27 | Auteur: Jonathan Ford
  • L’an dernier le numerus clausus était établi à 8.200 étudiants à la fin de la première année de médecine. Crédits

Un système qui favorise les étudiants en mesure de financer une école prépa privée et qui pousse de plus en plus d'élèves à partir faire leurs études à l'étranger, comme en Roumanie, en Espagne ou en Belgique.

Le gouvernement devrait annoncer prochainement la fin du numerus clausus et du concours du fin de première année dans les études de médecine.

" Je ne peux pas anticiper la décision et la teneur des propos du président de la République, mais si vous m'interrogez sur ce que je porte, je pense qu'il faut en finir avec ce système (du numerus clausus, NDLR) à la fois injuste et abscons", a déclaré le député de l'Isère, lui-même médecin. Selon lui, "c'est uniquement un moyen d'empêcher des médecins français d'étudier en France" et "il faut passer à autre chose".

Le gouvernement envisagerait non pas de supprimer le purement et simplement le numerus clausus mais de le transformer pour aller vers une dérégulation du nombre de médecins selon Franceinfo. Soit plus aucune sélection n'est faite (numerus apertus), au risque de se retrouver avec un trop-plein de médecins, soit une de sélection serait organisée à l'issue de la licence, en fin de troisième année, avec, peut-être, un concours. Ce mécanisme qui limite très fortement le nombre de médecins formés est critiqué depuis des années, mais est toujours en place. Avant le numerus clausus, instauré en 1972, on formait 12 000, 13 000, voire 14 000 médecins par an, a rappelé Olivier Véran, contre un peu plus de 8 000 aujourd'hui. "Encore un peu de patience NumerusClausus", a commenté sur Twitter la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, mercredi après-midi.

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