Argentine: le peso se redresse un peu après sa chute

03 Septembre, 2018, 05:19 | Auteur: Aubrey Nash
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Cette forme de protestation s'est popularisée en 2001, quand le pays a connu le plus important défaut de paiement de l'histoire et une grave crise économique et sociale. La veille, le peso a enregistré "une énorme chute face au dollar", la plus forte depuis l'arrivée au pouvoir du président Mauricio Macri en 2015, cédant plus de 13,5 %.

BUENOS AIRES, 30 août (Reuters) - Le peso argentin rechute face au dollar américain jeudi alors que la banque centrale a relevé son taux directeur de 15 points pour le porter à 60%.

En proie à une récession et connaissant un risque élevé, la troisième économie d'Amérique latine peine à rebondir, malgré le recours au Fonds monétaire international (FMI), qui lui a accordé en juin un prêt de 50 milliards de dollars. Le gouvernement du président de centre droit Mauricio Macri a entrepris d'assainir les comptes du pays. Le peso argentin évolue ainsi sur un plus bas historique. L'Argentine a conclu en juin un prêt de 50 milliards de dollars avec le FMI pour stabiliser son économie et dépêchera lundi à Washington son ministre de l'Économie Nicolas Dujovne, pour formaliser le versement anticipé de la deuxième tranche du prêt, afin d'enrayer la crise du peso.

Elle a perdu près de la moitié de sa valeur depuis le début de l'année en raison des inquiétudes suscitées par le niveau élevé de l'inflation, le ralentissement de l'économie et les conséquences plus larges des turbulences sur les marchés émergents liées à l'appréciation du dollar.

Le chef du gouvernement Marcos Pena récuse " un échec économique " et le président demande de la patience, mettant en avant que " le processus de transformation et de normalisation du pays " dure plus longtemps que prévu. Le déficit est passé de 6 % en 2015 à 3,9 % en 2017.

Or chaque dépréciation de la monnaie en Argentine stimule une hausse des prix.

L'accord Argentine-FMI prévoit des coupes dans les dépenses publiques pour parvenir à réduire le déficit budgétaire à 1,3% du PIB en 2019. Mais les marchés ont réagi négativement. La demande croît en période d'incertitudes et elle diminue par temps calme. "C'est dû à la mauvaise expérience de ceux qui ont vu fondre leur épargne en pesos" notamment lors de la crise économique de 2001, explique Victor Beker, directeur du Centre d'études de la nouvelle économie (CENE). Dans son plan initial de relance de l'économie, Mauricio Macri tablait sur un afflux d'investissements étrangers dans les infrastructures, l'énergie, qui aurait alimenté la croissance et créé des emplois.

La CGT, principale centrale du pays, a donc appelé à une grève générale de 24 heures le 25 septembre.

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