Prélèvement à la source : un "arrêt" n’est pas exclu, admet Darmanin

01 Septembre, 2018, 16:09 | Auteur: Aubrey Nash
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"Nous choisirons ensemble politiquement mardi lors d'une réunion avec le président l'avancée ou l'arrêt de la réforme, puisque le président de la République l'a évoqué".

Emmanuel Macron a annoncé, ce jeudi, vouloir des "réponses précises" avant de décider si le prélèvement de l'impôt à la source sera bien mis en place au 1er janvier prochain, comme prévu.

" Je veux voir en détail ce que ça veut dire pour chaque salarié, comment les problèmes vont être réglés, quelle sera lexpérience [pour les contribuables] Je nai pas didée préconçue", a poursuivi le président de la République, répétant quil a " besoin dune série de réponses très précises pour être sûr de ce que nos concitoyens vivront si lon décide de le mettre en place ".

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Prélèvement à la source : un "arrêt" n’est pas exclu, admet Darmanin

La mise en œuvre du dispositif suscite la préoccupation de chefs d'entreprise et de syndicats, qui s'inquiètent de possibles failles ou angles morts. Pour la première fois, Gérald Darmanin a évoqué samedi la possibilité que le prélèvement à la source ne soit pas appliqué. Samedi, Gérald Darmanin a exclu toute crainte d'ordre technique, mais a reconnu que les débats au sein de l'exécutif portaient sur les conséquences psychologiques de la réforme. Oui, on est prêt techniquement. "C'est une question à laquelle collectivement nous devons répondre", a-t-il toutefois ajouté. Oui on est prêt.

Pour le ministre, les Français y seraient bel et bien prêts. Ces considérations portent notamment sur le fait qu'à partir de janvier, si le calendrier prévu est confirmé, les particuliers verront arriver sur leur compte en banque un salaire ou une pension réduits par rapport à leur montant actuel, s'ils sont soumis à l'impôt sur le revenu. Pour autant, le ministre a réitéré sa confiance personnelle dans la réforme et son scepticisme quant à un effet dévastateur sur la psychologie des ménages. À ce titre, il a remarqué que le prélèvement à la source serait étalé sur douze mois, et non dix du système actuel de mensualisation.

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