Macron se pose en opposant principal d'Orban et de Salvini

01 Septembre, 2018, 10:23 | Auteur: Lynn Cook
  • Les tensions entre l'Italie et ses partenaires européens se sont accrues depuis l'arrivée au pouvoir début juin à Rome de la coalition formée par la Ligue et les contestataires du Mouvement 5 Etoiles. Matteo Salvini a affirmé à plusieurs reprises

Moins de 24 heures après la contre-attaque d'Emmanuel Macron visant le ministre de l'Intérieur italien et le Premier ministre hongrois Viktor Orban, le vice-Premier ministre italien a publié ce 30 août une réponse cinglante au président français sur Twitter et Facebook.

Selon Viktor Orban et Matteo Salvini, qui se sont rencontrés mardi 28 août, à Milan (Italie), Emmanuel Macron est en Europe le leader du "camp favorable à l'immigration". "S'ils ont voulu voir en ma personne leur opposant principal, ils ont raison". Et M. Orban d'ajouter que "la mission de Matteo Salvini est de s'assurer que ces migrants peuvent également être arrêtés en mer". "Dès 2015, Viktor Orban, qui se présente volontiers comme le fer de lance de la défense de l'Occident" a fait "construire une barrière de barbelés anti-migrants sur plusieurs centaines de kilomètres à la frontière avec la Serbie et la Croatie" [Le Parisien]. "Nous misons sur un axe, nous verrons ce qu'il sera possible de faire ensemble", a martelé M. Salvini. "Le journal danois dit espérer "'que les politiciens danois se laisseront inspirer' par ce dirigeant qui 'parle d'espoir et de coopération internationale plutôt que du nationalisme, de la crainte de l'étranger, de la peur de perdre notre souveraineté'".

Dans le même temps, Emmanuel Macron recherche des alliés au sein de l'UE afin de constituer un "arc progressiste", l'un des objectifs de sa visite au Danemark et en Finlande jusqu'à jeudi.

" Nous aurons dans les prochains jours et les prochains mois à prendre des décisions en profondeur pour traiter le sujet des migrations, cela suppose du sérieux et de l'esprit de responsabilité, en restant attaché à nos valeurs, comme le droit d'asile, avec une vraie politique vis-à-vis des pays d'origine et en interne". Or, "ce n'est pas ce que proposent MM". Les "xénophobes n'apportent aucune solution au mal qu'ils dénoncent", a-t-il accusé lundi. Les discussions doivent reprendre en septembre, mais elles s'annoncent difficiles.

Ces dernières ont finalement débarqué dans la nuit de samedi à dimanche à la suite d'un accord entre l'Eglise italienne, l'Albanie et de l'Irlande pour se répartir leur prise en charge.

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