Colère de Bouteflika — Choléra en Algérie

01 Septembre, 2018, 14:55 | Auteur: Jonathan Ford
  • Colère de Bouteflika — Choléra en Algérie

Après l'apparition de l'épidémie chez le voisin algérien, le ministère de la Santé marocain confirme que le Maroc n'a enregistré aucun cas de choléra et assure avoir pris les mesures de précaution nécessaires en termes de renforcement de la vigilance, de la surveillance épidémiologique et de la notification et prise en charge immédiate d'éventuels cas de toxi-infection alimentaire collective (TIAC).

Un dispositif de contrôle sanitaire est mis en place au niveau des frontières, en particulier à l'aéroport Mohammed V où le transit est important. Ces mesures portent aussi sur le soutien aux laboratoires hospitaliers dans le diagnostic des bactéries responsables du choléra. Une ligne téléphonique a été mise à la disposition des citoyens pour de plus amples informations.

Ainsi, le bilan de l'épidémie de choléra, apparue dans le 7 août, est de 3 morts, tous enregistrés à l'hôpital de Boufarik.

Il est opérationnel 7j/7 et 24h/24.

Cette série de mesures sera assurée en coordination avec les différents secteurs gouvernementaux concernés "afin de renforcer les mesures de sécurité sanitaire pour les produits alimentaires, des réseaux d'eau potable et de désinfection des liquides".

La tutelle tient à préciser qu'aucun cas de choléra n'a été détecté dans le Royaume depuis 1997.

Le ministère de la Santé a annoncé ce jeudi que les hospitalisations consécutives à l'apparition du choléra ont chuté de 56% durant les trois derniers jours, rapporte l'agence officielle. Une autre épidémie du même genre sévit au Niger depuis début juillet dans la région de Maradi, centre du Niger. Le Cameroun en souffre également depuis six mois. Il s'agit notamment de Médéa avec un cas confirmé et Ain Defla avec deux cas suspects.

Le choléra est une maladie bactérienne transmise par l'eau provoquant de fortes diarrhées (plusieurs litres par jour), des vomissements et de l'angoisse. La contamination se fait par contact direct avec les malades (mains, linges, cadavres...) et par l'utilisation d'eau ou d'aliments contaminés.

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