Un "gros accord" en passe d'être signé — Aléna

31 Août, 2018, 20:35 | Auteur: Lynn Cook
  • Le ministre des affaires étrangères mexicain Luis Videgaray et le ministre mexicain de l'Economie Ildefonso Guajardo à Washington DC le 22 août 2018

A Washington ce week-end, les négociateurs ont notamment débattu d'une proposition visant à exempter certaines industries des dispositions relatives au règlement des différends. Elle a cependant refusé de répondre directement aux questions concernant ce que le Canada est prêt à mettre sur la table.

"Même s'il est très clair que les Américains veulent que nous abandonnions la gestion de l'offre, j'ai dit que ce n'est pas acceptable pour nous". Ildefonso Guajardo n'a pas précisé quel thème restait en suspens. Les trois pays ont aussi convenu de plonger plus en profondeur dans les détails de la négociation mercredi.

Ce secteur est actuellement en grande partie exclu de l'ALÉNA et le premier ministre canadien Justin Trudeau n'a eu de cesse d'afficher sa volonté de défendre "la gestion de l'offre".

Il a répété qu'Ottawa ne signerait "un nouvel accord Aléna que s'il est bon pour le Canada et bon pour la classe moyenne".

Le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, a déclaré lundi aux journalistes que le Mexique avait accepté sa demande d'abolir ce chapitre du nouvel accord.

Le gendre de Donald Trump et proche conseiller du président, Jared Kushner, est lui aussi arrivé au siège pour participer aux discussions, comme il l'avait fait dans la phase finale des négociations avec les Mexicains.

"Nous avons été encouragés par les progrès réalisés par nos partenaires de l'ALÉNA au cours des dernières semaines". "Mais nous n'avons pas encore terminé cette étape", a-t-il déclaré.

Larry Kudlow, le conseiller économique en chef du président Trump, a usé d'une menace voilée. Nous allons laisser tomber le nom ALENA.

Mme Freeland a dû interrompre une tournée en Europe pour se rendre dans la capitale américaine. Elle a d'ailleurs rencontré les négociateurs mexicains à Washington mardi soir, tout de suite après sa première prise de contact avec les Américains. Les usines existantes qui ne respecteraient pas cette règle payeront une taxe de 2,5%. La propriété intellectuelle fait également débat. Celle-ci forcerait à reconfirmer le pacte commercial tous les cinq ans. Il a ensuite servi son ultimatum au Canada.

"Mais c'est seulement une possibilité car cela dépendra s'il s'agit ou non d'un bon accord pour le Canada", a martelé le dirigeant libéral. "Et franchement, un tarif sur les voitures serait beaucoup plus facile, mais peut-être que l'autre voie serait bien meilleure pour le Canada".

Pena Nieto a insisté pendant la vidéoconférence pour que le Canada soit aussi inclus dans l'accord final.

La renégociation de l'ALÉNA avait été imposée de manière unilatérale au Canada et au Mexique par le milliardaire il y a un peu plus d'un an, ce dernier jugeant l'accord initial "désastreux" pour l'économie américaine et dénonçant un traité qui s'est traduit par un important déficit commercial avec Mexico (63,6 milliards de dollars en 2017).

"J'aime à appeler cet accord, l'accord commercial Etats-Unis Mexique, je trouve que c'est un nom élégant, je pense que Nafta a des connotations très négatives pour les Etats-Unis", a-t-il dit.

Le président élu mexicain, Andrés Manuel Lopez Obrador, qui prendra ses fonctions le 1er décembre, a estimé qu'il était "important que le gouvernement du Canada soit appelé, comme c'est déjà le cas", à se joindre à l'accord, "pour que l'Accord de libre-échange nord-américain soit maintenu".

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