Etats-Unis : le rassemblement de suprémacistes blancs à Washington fait un flop

13 Août, 2018, 20:23 | Auteur: Lynn Cook
  • Washington: suprématistes blancs et antifascistes défilent sous haute surveillance policière (VIDEO)

L'organisation informelle " Unite the Right ", qui était à l'origine du rassemblement de Charlottesville (Virginie) en août 2017, a reçu l'autorisation de réunir 400 personnes dans le square Lafayette, devant la résidence présidentielle, à partir de 17 h 30 et durant deux heures seulement. Ils n'étaient qu'une vingtaine dont Jason Kessler, organisateur de l'événement et déjà à l'origine du rassemblement de l'an dernier à Charlottesville.

Des militants d'extrême droite avait prévu de se retrouver à Washington un an après les violences de Charlottesville.

"Au lieu des centaines de manifestants attendus par les organisateurs et les forces de l'ordre, seuls une dizaine de participants ont finalement osé se montrer."

Parmi eux, Dan Haught, un programmeur informatique originaire de Washington, participait à sa première manifestation, brandissant une pancarte invitant les suprémacistes blancs à "retourner sous terre", les qualifiant de "clowns nazis".

Pour empêcher tout contact entre manifestants et contre-manifestants, un important dispositif policier avait été mis en place, avec plusieurs artères interdites à la circulation.

Après le rassemblement, de nombreux internautes sympathisants d'extrême droite se sont moqués de Jason Kessler et ont questionné sa légitimité sur le réseau social Gab, réputé terrain d'expression de l'"alt-right", la droite dure américaine.

L'an dernier, à Charlottesville, des manifestants défilaient contre le projet de la municipalité de déboulonner une statue du général confédéré Robert E. Lee, quand des heurts avaient éclaté entre suprémacistes blancs et contre-manifestants. La petite cité de Virginie, située à moins de 200 km au sud de Washington, ne voulait pas revivre les événements du 12 août 2017.

Une femme de 32 ans a été tuée et 19 autres personnes ont été blessées lorsqu'un homme de l'Ohio associé à des groupes nationalistes blancs avait foncé en voiture sur la foule des contre-manifestants. " Pas les bienvenus " Dans un entretien à la radio publique NPR diffusé vendredi, Jason Kessler a exprimé le souhait que l'événement de dimanche soit " apaisé " et pris publiquement ses distances avec la mouvance néo-nazie".

Malgré les violences, le président Donald Trump avait alors déclaré qu'il y avait "des gens très bien" des deux côtés, suscitant des critiques de toutes parts parce qu'il renvoyait dos-à-dos manifestants suprémacistes blancs et contre-manifestants. "Elle est allée plus loin que son père, qui avait dit samedi " condamner tous les types de racisme et actes de violence ", mais sans désigner l'extrême droite ou les néo-nazis. Charlottesville en état d'urgence À Charlottesville, même si aucune manifestation n'a été autorisée, les autorités ont pris d'importantes mesures de sécurité, après avoir été débordées lors des heurts du 12 août 2017.

Recommande: