Les banques européennes victimes collatérales de la crise — Turquie

12 Août, 2018, 20:08 | Auteur: Aubrey Nash
  • La Bourse de Paris ouvre en baisse affectée par le décrochage de la livre turque

Les Bourses européennes font grise mine ce vendredi (-1,9% à Francfort, -1,4% à Paris, -0,8% à Londres), alors que les investisseurs s'inquiètent des effets éventuels des difficultés actuelles de la Turquie sur le vieux continent.

BBVA est la banque étrangère la plus exposée au marché turc, sur lequel BNP Paribas et UniCredit disposent également d'une présence importante.

'Erdogan, discret ces derniers jours, n'aide pas franchement ce matin avec des déclarations en décalage avec l'urgence de la situation: ['N'oubliez pas ceci: s'ils ont des dollars, nous avons notre peuple, nous avons le droit, nous avons notre Dieu']. En évoquant Dieu alors que la Turquie s'enfonce dans une crise de change, Erdogan n'a clairement pas trouvé les mots adéquats pour rassurer les marchés.', relevait-on ce matin chez Aurel BGC. Après deux journées à tourner autour des 5.500 points, le CAC 40 s'affiche en recul ce soir de -1,59%.

Du côté des statistiques du jour, les opérateurs ont néanmoins pu prendre connaissance d'une donnée d'envergure, après une semaine calme sur ce point: l'inflation aux États-Unis pour le mois de juillet.

En excluant les prix traditionnellement volatils de l'énergie et des produits alimentaires, l'inflation sous-jacente aux États-Unis est ressortie à 0,2% en juillet, un chiffre conforme au consensus de marché.

L'euro souffrait, aujourd'hui vendredi face au dollar et retrouvait des niveaux inédits depuis juillet 2017, sous les 1,15$, le Dollar faisant parler sa réputation de valeur refuge, dans un contexte de dégringolade de la livre turque. L'indice des banques européennes a cédé 3,23 %.

Sur le plan des valeurs, BNP Paribas cédait 3,73 % à 52,16 euros, Société Générale -3,01 % à 36,03 euros et Crédit Agricole -2,29 % à 12,15 euros.

Les deux entreprises continuent de collaborer activement avec les autorités compétentes.

À contre-courant du CAC 40, Renault se hisse dans le vert avec un gain de 0,2%, soutenu par Morgan Stanley qui passe de 'pondération en ligne' à 'surpondérer' sur l'action du constructeur automobile, avec un objectif de cours inchangé à 88 euros.

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