De Rugy. Sa femme accuse un roman d’atteinte à la vie privée

11 Août, 2018, 21:24 | Auteur: Sue Barrett
  • Séverine Servat de Rugy et François de Rugy à l'Élysée le 19 mars

Le roman qui paraîtra le 22 août, est présenté comme une oeuvre de fiction décrivant la vie d'une famille recomposée dans la société française d'après les attentats de 2015. Or, selon la journaliste de Gala Séverine Servat, le roman dépeint bel et bien la propre histoire qui les lie, en enfreignant donc le respect de la vie privée.

" La première fois qu'ils se sont vus tous les quatre, le fils de Pierre n'a pas supporté un mot du fils de Déborah, ou peut-être était-ce juste un rire, et, pris d'une rage folle, il s'est mis à hurler qu'il les détestait, que de toute façon elle ne serait jamais à son goût et Léo jamais son frère, puis il a attrapé un couteau de boucher aimanté à la crédence derrière lui et, le brandissant à leur visage, il a menacé de les tuer - cela faisait une heure à peine qu'il les connaissait". L'enfant, en garde alternée, a donc vécu tantôt chez sa mère, tantôt chez son père et son actuelle épouse, elle-même ayant déjà trois enfants. Séverine Servat de Rugy, épouse du président de l'Assemblée nationale François de Rugy (LREM), accuse la romancière Émilie Frèche de porter atteinte à sa vie privée et à celle de son fils dans le romain " Vivre Ensemble ", selon un communiqué publié ce mercerdi. En cause, les personnages de Vivre ensemble, qui seraient directement inspirés de Séverine Servat de Rugy et de son fils, né de son union avec Jérôme Guedj, l'actuel compagnon d'Émilie Frèche. "Lire ce qui est du domaine de l'emprunt massif et répété à un contexte privé, ce qui relève du viol de l'intimité sous un jour dégradant, sinon malveillant, est terriblement choquant, violent, destructeur".

Maître William Bourdon, l'avocat de Séverine Servat de Rugy, révèle que la journaliste aurait dans un premier temps souhaité interdire la publication de l'ouvrage. En juillet, elle a obtenu un encart dans chaque exemplaire de l'ouvrage alors qu'elle menaçait la maison d'édition en demandant l'interdiction du livre auprès de la justice.

Séverine Servat de Rugy a indiqué qu'elle renonçait à "solliciter l'interdiction du livre".

"Les atteintes à la vie privée (...) sont massives, réitérées, alors même qu'elles sont relatives à la santé et à l'équilibre psychologique d'un enfant mineur", considère l'avocat, qui estime que "la quasi totalité de l'ouvrage" est concernée. Un argument également utilisé par Emilie Frèche qui défend l'idée que tout écrivain puise dans la réalité " une partie de son inspiration (...) notamment familial, en exacerbant les qualités et les défauts des personnages de son roman ". C'est pour défendre mon fils que j'ai intenté cette action.

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